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Alors que la ville d'Hama a de nouveau été attaquée mercredi soir, quelques heures après l'adoption au Conseil de sécurité d'une déclaration condamnant la répression, le président syrien a promulgué, jeudi, un décret autorisant le multipartisme. Une première depuis 1963.
Pour le deuxième jour consécutif, le Conseil de sécurité de l'ONU a échoué mardi à s'accorder sur une position commune sur la répression en Syrie. Les discussions reprennent mercredi.
Malgré la condamnation de la communauté internationale, l'armée syrienne a poursuivi son assaut contre la ville de Hama, lundi soir.
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne sont pas arrivés à s'entendre lundi sur la position à adopter envers le régime de Bachar al-Assad, responsable de la mort de 140 personnes ce week-end en Syrie.
L'assaut contre la ville de Hama, qui a fait une centaine de morts dimanche, suscite de vives réactions de la communauté internationale. "Horrifiée" et "choquée", elle appelle à mettre la pression sur le président Assad.
Au moins 28 personnes ont été tuées, selon les militants d'ONG, par les forces syriennes vendredi encore, en particulier dans la capitale, au moment où un million de personnes défilaient dans de nombreuses villes du pays.
Après les marques de tension du week-end, marqué par des manifestations hostiles devant les représentations françaises et américaines en Syrie, des partisans de Bachar al-Assad ont attaqué ce lundi l'ambassade de France à Damas. Ils ont été repoussés par des tirs à balles réelles.
Les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, qui se sont rendus dans la ville rebelle de Hama, ont été convoqués dimanche par Damas. Le Quai d'Orsay a ensuite convoqué l'ambassadrice de Syrie après des "outrages", tandis que Washington dénonçait aussi des incidents devant son ambassade en Syrie.
Les forces de sécurité syriennes, appuyées par des véhicules blindés, sont entrées dans cette ville du sud de la Syrie où est née la contestation contre le président Bachar el-Assad. On compterait déjà 25 morts, selon un militant.
Après les manifestations sanglantes de vendredi et samedi, qui ont fait 120 morts, les forces de l'ordre ont à nouveau tiré sur des contestataires, tuant 4 personnes à Lattaquié. Ailleurs, on dénombre des dizaines d'arrestations.
Dimanche, des milliers de Syriens devaient enterrer leurs proches tués pendant les répressions. Ces derniers jours, les services de sécurité ont procédé à une vague d'arrestations dans les rangs des militants opposés au régime.
Des dizaines de milliers de Syriens ont participé samedi dans différentes villes aux obsèques des 80 manifestants tués vendredi par la police. Encore une fois, ces rassemblements ont été la cible de tirs : on dénombre pour l'instant 13 morts.
En dépit des menaces du régime, des manifestations ont eu lieu ce vendredi dans tout le pays. La réponse des forces de l'ordre a été terrible : il y aurait plus de soixante-dix morts, selon des militants des droits de l'homme.
En dépit des menaces du régime, qui avait indiqué qu'il ne tolérerait plus de contestation après l'abolition de l'état d'urgence, des manifestations ont eu lieu ce vendredi dans tout le pays. La réponse des forces de l'ordre a été terrible : il y aurait plus de trente morts.
Les autorités israéliennes ont décidé d'expulser "immédiatement"quelque 680 étrangers, dont neuf Français, qui étaient présents à bord de la flottille humanitaire pour Gaza.
Condamnant l'attaque de la flotille humanitaire, François Fillon a demandé la libération de tous les détenus, dont les neuf Français. Une déclaration qui fait suite à une levée de bouclier internationale et une déclaration officielle de l'ONU.
Alors que les représentants turc et israélien se sont violemment opposés à l'ONU, l'Otan tient une réunion ce mardi à la demande de la Turquie, et la Ligue arabe a convoqué une réunion spéciale.
Alors que les représentants turc et israélien se sont violemment opposés à l'ONU, l'Otan tient une réunion ce mardi à la demande de la Turquie, et la Ligue arabe a convoqué une réunion spéciale.
Si les circonstances exactes de l'assaut meurtrier sont encore floues, la communauté internationale réagit avec vigueur pour condamner l'action israélienne contre la flottille en route vers Gaza.