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Les terrains de l'hippodrome de Compiègne auraient été vendus au tiers de leur prix, avance samedi Mediapart, en citant un rapport d'experts remis récemment à la Cour de justice de la République. "Faux" rétorque l'avocat d'Eric Woerth qui parle d'une "présentation tendancieuse" du rapport.
Dans l'affaire de la cession de l'hippodrome de Compiègne, qui a déclenché l'ouverture d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts" visant l'ex-ministre du Budget Eric Woerth, l'ONF a refusé jusqu'au bout de signer la vente. C'est ce qu'a affirmé un de ses dirigeants devant les enquêteurs.
Le Canard enchaîné publie ce mercredi trois nouveaux documents mettent en cause l'ancien ministre UMP, visé par une enquête sur son rôle dans la vente d'une parcelle de la forêt de Compiègne en 2010.
Visé par une instruction de la Cour de justice de la République (CJR) à propos de la vente de l'hippodrome de Compiègne, l'ancien ministre du Travail s'attendait "à plus d'appuis" de François Fillon et du ministre de Budget, François Baroin.
Le patron de la Société des courses de Compiègne (Oise) a démenti samedi avoir bénéficié d'un traitement de faveur pour la vente par l'Etat de l'hippodrome de la ville, une affaire qui implique l'ancien ministre Eric Woerth.
Les services de François Fillon ont confirmé mercredi l'existence d'une "réunion informelle" en mars 2010 au sujet de la vente par l'Etat de l'hippodrome de Compiègne. Les ministères du Budget et de l'Agriculture se sont alors mis d'accord seuls, affirme Matignon.
"Matignon a tranché" dans la cession de l'hippodrome de Compiègne, affirme l'ex ministre dans Le Figaro, assurant que la décision a été prise lors d'une réunion informelle en mars dernier en présence de représentants de Bercy et de l'Agriculture.
Le député socialiste Christian Bataille a saisi vendredi le procureur général de Paris à propos de la vente d'une parcelle de la forêt de Compiègne entérinée par Eric Woerth, qui selon lui serait illégale.