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La justice tchadienne aurait condamné vendredi à la peine de mort par contumace l'ex-dictateur Hissène Habré, en exil à Dakar depuis son renversement en 1990.
Le président sénégalais a annoncé dimanche, lors du sommet de l'Union africaine, que l'ex-président tchadien, accusé de crimes contre l'humanité, serait jugé au Sénégal. La justice sénégalaise avait refusé de le juger en 2001, et s'était déclarée incompétente en 2005 pour statuer sur une demande belge d'extradition, poussant Abdoulaye Wade à renvoyer l'affaire devant l'UA.
Au bout d'un week-end passablement confus marqué par les annonces contradictoires, les autorités sénégalaises ont fait savoir dimanche soir que l'ex-président tchadien pourrait rester dans le pays. Du moins jusqu'au prochain sommet de l'Union africaine, en janvier, qui prendra une décision à son sujet.
L'ex-président tchadien Hissène Habré, qui avait été libéré vendredi après dix jours de détention, a une nouvelle fois été arrêté samedi à son domicile sur décision du ministre sénégalais de l'Intérieur. Réfugié au Sénégal depuis 15 ans, Hissène Habré avait été arrêté le 15 novembre sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice belge.
tf1.fr a rencontré Jacqueline Moudeïna, qui se bat depuis des années pour traduire l'ancien président tchadien Hissène Habré en justice. Au mois de juin dernier, un attentat a failli lui coûter la vie, sous les fenêtres de l'ambassade de France.