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Le nombre de médecins spécialistes exerçant au-delà du tarif de la sécurité sociale ne cesse de croître. C'est le cas de 85% des chirurgiens et 50% des gynécologues. Pour la mutualité française, ce phénomène pose un problème d'accès aux soins.
Au terme d'une négociation difficile, un "protocole d'accord" a été signé jeudi soir sur l'encadrement des dépassements d'honoraires.
Roselyne Bachelot veut mettre en place rapidement l'obligation pour les médecins d'informer par écrit leurs patients en cas de dépassements d'honoraires supérieurs à 80 euros.
Les patients pourront consulter dès cet été sur internet les tarifs moyens de tous les dentistes et des médecins pratiquant des dépassements d'honoraires.
Le ministre de la Santé invite les patients à refuser de payer les dépassements d'honoraires que pourraient leur demander les chirurgiens, obstétriciens ou anesthésites. Trois syndicats les représentant ont appelé mardi à pratiquer des dépassements dès vendredi afin de dénoncer un blocage de leurs tarifs.
Les trois syndicats de chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes libéraux à l'origine d'un mouvement de grève depuis le 24 juillet et l'Assurance maladie, réunis ce jeudi, se sont séparés sur un constat de désaccord concernant les honoraires.
Les dépassements d'honoraires pratiqués par les médecins spécialistes sont en constante hausse depuis dix ans, en particulier en gynécologie, révèle une étude de l'assurance maladie publiée par la Mutualité française.
Contrairement aux informations du Parisien qui affirme que les dépassements d'honoraires de certains médecins deviennent courants, la Cnam assure qu'il s'agit de cas isolés.
Dans les Deux-Sèvres, un médecin spécialiste sur deux propose à ses patients de les recevoir rapidement pour sept euros de plus. Une pratique qui intervient alors que les spécialistes négocient la revalorisation de leurs honoraires.