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Le décryptage des fichiers soustraits à une filiale suisse de HSBC par un de ses anciens salariés a permis d'identifier en tout 127.000 comptes. Le fisc français affirme que les fichiers lui ont permis de constituer une liste de fraudeurs présumés.
Ces fameux fichiers bancaires sont depuis des mois en possession des autorités françaises, et le fisc menace de s'en servir. La banque HSBC avait tenté de minimiser le risque pour ses clients. Elle doit aujourd'hui rectifier le tir.
Il propose de vendre au fisc allemand une liste de 1.500 contribuables ayant dissimulé des fonds en Suisse. C'est ce que rapporte samedi le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Paris et Berne ont annoncé mercredi soir un accord concernant les données volées à la filiale genevoise de la banque HSBC et qui avaient provoqué un différend entre les deux pays.
La décision française de remettre à la Suisse les fichiers litigieux dérobés par un ancien salarié de HSBC change-t-elle la donne pour les milliers d'évadés fiscaux français ? Depuis Pékin Eric Woerth répond.
Selon le JDD, Seuls ceux qui n'ont pas encore déclaré leur argent en France, comme l'a demandé le gouvernement, risquent d'avoir des soucis avec le fisc.
Alors que le Sénat menace de mettre la Suisse sur liste noire et bien que Woerth temporise, la Suisse exige, selon le Figaro, la restitution avant Noël des données volées à HSBC ayant aidée Bercy à faire une liste de 3.000 fraudeurs fiscaux.
Les sénateurs UMP menacent de placer la Suisse sur cette liste des Etats non-coopératifs si le pays s'obstine à refuser de ratifier l'accord fiscal bilatéral.
L'accord franco-suisse signé en juin sur une nouvelle convention fiscale entre les deux pays, va être suspendu à la suite de l'affaire des données bancaires volées à HSBC.
Cet homme qui a apporté aux enquêteurs français des données déclenchant l'ouverture d'une enquête pour blanchiment, affirme ne pas avoir reçu d'argent.
L'un des informateurs de Bercy pour sa liste de 3.000 fraudeurs fiscaux était bien l'employé de HSBC qui a violé le secret bancaire, a confirmé mercredi soir le ministre. Mais il n'y a pas eu rémunération, a-t-il répété.
La banque suisse a confirmé mercredi avoir été victime d'un vol de données bancaires, mais celui-ci ne concernerait "potentiellement que moins de dix noms".
Un cadre d'HSBC à Genève aurait dérobé en 2008 une liste de comptes bancaires détenus notamment par des Français. Cette liste serait entre les mains du gouvernement français, mais Eric Woerth dément tout "deal".
Embauché sous une fausse identité, l'escroc a "craqué" le système informatique de la banque. Il a été arrêté début mars.
En Asie et en Europe, en attendant Wall Street, les Bourses chutent fortement lundi, à la suite des mauvaises nouvelles en provenance d'HSBC.
Interpellés cette semaine, trois complices présumés d'une adolescente écrouée cet été après le hold-up d'une banque à Maisons-Alfort devaient être mis en examen.
Le titre du bancassureur a plongé de 21% vendredi à Amsterdam, à la suite de rumeurs démenties par sa direction de problèmes de solvabilité.