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Une infirmière et un médecin sont renvoyés aux assises pour avoir euthanasié une patiente. La médecin dénonce une justice à "deux vitesses" en référence à l'affaire Humbert, où un non-lieu a été requis.
Marie Humbert, qui avait injecté en 2003 une dose de barbituriques à son fils Vincent, muet et tétraplégique, pour l'aider à mourir comme il le réclamait, a dénoncé lundi "l'hypocrisie de la justice". Un non-lieu a été requis à son égard.
Le procureur de la République a requis un non-lieu à l'encontre de Marie Humbert et du Dr Chaussoy, poursuivis pour la mort de Vincent Humbert. En 2003, ils avaient aidé, à sa demande, le jeune tétraplégique à mourir. Le Dr Chaussoy s'est dit "soulagé" par cette réquisition et a affirmé n'avoir "aucun regret".
Le médecin, qui a aidé Vincent Humbert à mourir, explique son geste dans un livre. Une parution qui intervient alors que la proposition de loi sur la fin de vie doit être débattue à l'Assemblée nationale.
Dans une lettre à Jacques Chirac, Vincent Humbert, 21 ans, explique qu'il veut mourir. A la suite d'un accident de la route, il est devenu tétraplégique, muet et presque aveugle. Le chef de l'Etat a lu cette lettre "avec émotion", mais n'y a pas encore répondu.