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L'affaire des prothèses mammaires défectueuses de l'entreprise française, qui concernerait 400.000 à 500.000 femmes dans le monde, est en passe de devenir un scandale planétaire. Plusieurs pays, en Europe, en Amérique latine et jusqu'en Australie, ont émis des recommandations.
Au coeur de l'affaire des prothèses défectueuses, Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP. Un homme "cynique", comme le montrent ses déclarations aux enquêteurs, qu'une journaliste de TF1 a pu consulter.
Le président de Poly Implant Prothèse a été entendu ces derniers jours sur la composition des implants mammaires fabriqués par sa société, et qui présentent un taux de rupture anormalement élevé. "Les éléments nous laissent penser que ces gels étaient vraiment frelatés", souligne Xavier Bertrand.
Le ministre de la Santé veut "maintenant tout savoir" dans l'affaire des prothèses mammaires PIP, a-t-il indiqué mardi sur France 2. Alors que la composition des prothèses est au coeur d'une polémique, Xavier Bertrand a demandé des enquêtes et être informé de tout.un renforcement des contrôles.
Alors que les autorités sanitaires envisagent de faire réopoérer les quelque 30.000 porteuses d'implants mammaires PIP potentiellement dangereux, deux femmes témoignent sur TF1 de leur inquiétude. Surtout parce qu'elles n'ont pas les moyens de se payer une nouvelle reconstruction.
Une première réunion consacrée à la prise en charge de 30.000 femmes victimes d'une entreprise poursuivie pour tromperie aggravée et homicide involontaire doit se tenir mercredi au ministère de la Santé. Deux femmes, porteuse des implants mammaires PIP, ont accepté de témoigner.
Roselyne Bachelot promet que les femmes porteuses d'implants mammaires défectueux de la société PIP, qui utilisait un gel de silicone non conforme, auront leurs frais médicaux et chirurgicaux totalement pris en charge.
Les implants mammaires en silicone sont de nouveau autorisés aux Etats-Unis, après 14 ans d'interdiction.