Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
Pour la première fois, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a voté une résolution prévoyant la mise en place d'une mission d'enquête internationale indépendante sur les conséquences des colonies israéliennes sur le "territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est".
Trois jours après la demande d'adhésion déposée par Mahmoud Abbas, le président palestinien, le Conseil de sécurité, décisionnaire, se réunit pour la première fois ce lundi. Objectif des Palestiniens : réunir au moins neuf voix sur 15 pour obliger Barack Obama à mettre le veto américain.
Des milliers de personnes ont ovationné le président palestinien de retour dimanche à Ramallah, en Cisjordanie, après sa demande historique d'adhésion de la Palestine à l'ONU. Les décalarations de fermeté entre Abbas et Netanyahu, elles, se poursuivent.
Arrivé après la bataille - c'est-à-dire après la demande formelle de reconnaissance d'un Etat palestinien par l'ONU, et après le discours de Mahmoud Abbas, ovationné par l'Assemblée générale - le Quartette pour le Proche-Orient s'efforce de relancer un processus de paix au point mort.
Décodage - Mahmoud Abbas a choisi de déposer une demande d'adhésion pleine et entière pour que la Palestine devienne le 194e membre de l'Onu. Quelles suites cette démarche implique-t-elle ? Le président palestinien peut-il faire marche arrière ? Eléments de réponse avec TF1 News.
Le président palestinien a déposé vendredi une demande formelle d'adhésion de la Palestine à l'Onu. Dans son discours, il a condamné l'attitude l'Etat hébreu, seul responsable selon lui de l'échec des pourparlers. Pour réponse, le Premier ministre israélien a rejeté la faute sur les Palestiniens.
Lors de son discours, Mahmoud Abbas, le président palestinien, devrait demander l'adhésion pleine et entière d'un Etat palestinien aux Nations unies, au risque d'un clash diplomatique avec les Etats-Unis. Afin de l'éviter, aura-il changé d'avis pour choisir la solution intermédiaire d'un statut d'observateur d'Etat non-membre ?
Lors de son discours devant l'Onu, le chef de l'Etat a suggéré mercredi que les Palestiniens accèdent au statut d'Etat observateur non-membre, comme c'est le cas du Vatican. Pour l'instant, Mahmoud Abbas entend toujours déposer une demande de reconnaissance formelle, qui se heurterait au veto de Barack Obama.
Analyse - Que peut-il se passer si les Palestiniens obtiennent ou non la reconnaissance de leur Etat à l'Onu ? Les réponses de TF1 News avec Didier Billion, spécialiste du conflit israélo-palestinien à l'Institut des relations internationales et stratégiques.
Alors qu'Obama tente d'encourager les aspirations à la démocratie dans le monde arabe sans irriter des dirigeants qui sont aussi de précieux alliés, le veto américain à une résolution du Conseil de sécurité, d'initiative arabe et condamnant la colonisation israélienne, risque de miner ses efforts.
L'Autorité palestinienne dénonce la démolition par Israël d'un ancien hôtel de Jérusalem-Est, un bâtiment chargé de symbole pour les Palestiniens, et fustige une colonisation déguisée. Hillary Clinton s'inquiète, l'UE condamne, les tentatives de reprise des négociations de paix semblent bloquées.
Malgré les critiques de la communauté internationale et notamment de Barack Obama, le gouvernement israélien a redit ce mercredi que la construction de logements dans la partie arabe de la Ville sainte se poursuivrait.
Le président américain participera lui-même le 1er septembre à la réunion de reprise du dialogue direct israélo-palestinien, à laquelle se joindront aussi la Jordanie et l'Egypte. Objectif : aboutir à un accord d'ici un an.
Le feu vert de la mairie de la ville à un projet archéologique controversé, qui prévoit la destruction de maisons palestiniennes, plonge à nouveau le gouvernement Netanyahu dans l'embarras.
Eclairage - Malgré les pressions de Barack Obama, le Premier ministre israélien reste ferme sur la question des colonies à Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville. Les explications du correspondant de TF1 News en Israël.
Interview - Spécialiste de la politique étrangère américaine, Barthélémy Courmont estime sur TF1 News que le président américain, gêné par les élections de mi-mandat et l'intransigeance de Benjamin Netanyahu, restera néanmoins ferme avec Israël jusqu'à l'année prochaine.
Alors qu'Israël a mené des raids de représailles à Gaza dans la nuit après les tirs de roquettes de jeudi, l'Onu, l'UE, la Russie et les Etats-Unis ont dit vendredi matin "être profondément préoccupés" de la détérioration de la situation.
Alors que les tensions politico-religieuses se multiplient depuis le début du mois, des affrontements ont encore eu lieu mardi matin entre Palestiniens et police israélienne.
Alors que sa décision a provoqué la colère palestinienne et une crise avec Barack Obama, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre, a réaffirmé ce lundi que la construction continuera dans le secteur arabe de ville.
La secrétaire d'Etat américaine accuse Netanyahu de saper les relations avec Washington, après l'annonce du projet israélien de construction de logements en plein Jérusalem-est.