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L'ancien père d'accueil de Laetitia Perrais, Gilles Patron, mis en examen pour viols et écroué depuis huit mois, va être mis en liberté surveillée, a décidé vendredi la cour d'appel de Rennes.
Alors que deux sites de reconstitution ont dû être annulés suite au refus du meurtrier présumé de Laetitia Perrais d'y participer, le troisième a montré que l'accident de scooter n'avait pas tué la jeune femme. Il a même pu être causé délibéremment.
La reconstitution prévue mardi avec le meurtrier présumé de la jeune Laetitia Perrais, a été partiellement annulée après son refus d'être extrait de prison, mais la partie qui doit se dérouler à La Bernerie-en-Retz est maintenue.
Les obsèques de la jeune fille, tuée en janvier et dont les restes avaient été retrouvés, après d'intenses recherches, en février dans un étang et début avril dans un autre point d'eau, distant de plusieurs dizaines de kilomètres, se sont déroulés samedi à La Bernerie-en-Retz.
Réactions - La socialiste a dit approuver mardi la proposition du député UMP Eric Ciotti d'encadrer militairement les jeunes délinquants. Une mesure qu'elle avait préconisée lorsqu'elle était candidate à l'Elysée en 2007.
Dans un rapport qui sera remis mardi à Nicolas Sarkozy, le député UMP Eric Ciotti propose de renforcer nettement l'efficacité de l'exécution des peines de prison. Il propose pour cela un certain nombre de mesures radicales.
Tuée en janvier près de Pornic, Laetitia a subi de "multiples violences" avant sa mort mais n'a pas été violée ont révélée mardi les dernières analyses. Des experts ont par ailleurs jugé son assassin présumé, Tony Meilhon, "pleinement responsable de ses actes".
Le meurtrier présumé de la jeune Laetitia avait déjà été hospitalisé après avoir absorbé des produits d'entretien, le 13 février. Mardi, il a fait une nouvelle tentative de suicide ; il a été placé à l'unité pour malades difficiles de Plouguernével, un établissement psychiatrique spécialisé.
Le syndicat Ufap-Unsa de la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, a demandé mercredi que le meurtrier présumé de la jeune Laetitia soit pris en charge dans un établissement psychiatrique, après une nouvelle tentative de suicide de sa part.
Les magistrats ont décidé vendredi de poursuivre leur mouvement de protestation après les propos tenus jeudi soir sur TF1 par Nicolas Sarkozy, qui n'a pas pris selon eux la mesure de leur malaise.
Les magistrats ont manifesté jeudi dans toute la France leur révolte contre leur mise en cause par Nicolas Sarkozy, lors d'une fronde sans précédent.
Le site internet du Nouvel Observateur publie ce jeudi la lettre d'un magistrat qui s'est suicidé en septembre dernier en expliquant qu'il était impossible de faire face à la charge de travail.
Ce jeudi marque le point d'orgue d'une semaine de mobilisation déclenchée par des propos de Nicolas Sarkozy mettant en cause le suivi judiciaire de Tony Meilhon, après la mort de la jeune Laetitia. Les magistrats doivent descendre dans la rue de nombreuses villes.
65% d'entre eux soutiennent le mouvement de protestation dans la justice provoqué par les déclarations de Nicolas Sarkozy. De nombreuses manifestations sont prévues jeudi..
Aux prises avec une "lame de fond" contestataire qui touche désormais la quasi totalité des juridictions, le garde des Sceaux a estimé mercredi que les magistrats n'ont pas choisi "la façon la plus efficace" de faire entendre leurs revendications.
La quasi totalité des tribunaux et cours d'appel français, soit 170 sur 195, ont voté un renvoi des audiences non urgentes pour protester contre les critiques de Nicolas Sarkozy.