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Le meurtrier présumé de la jeune Laetitia avait déjà été hospitalisé après avoir absorbé des produits d'entretien, le 13 février. Mardi, il a fait une nouvelle tentative de suicide ; il a été placé à l'unité pour malades difficiles de Plouguernével, un établissement psychiatrique spécialisé.
Le syndicat Ufap-Unsa de la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, a demandé mercredi que le meurtrier présumé de la jeune Laetitia soit pris en charge dans un établissement psychiatrique, après une nouvelle tentative de suicide de sa part.
Cet homme de 31 ans originaire de Nantes et sans antécédents judiciaires est suceptible d'avoir fréquenté Tony Meilhon au moment de la disparition de Laetitia, explique mercredi le procureur.
Cette structure, qui n'est pas un établissement pénitentiaire, accueille des "patients nécessitant un protocole de soins intensifs, en dépit duquel persiste un état de dangerosité permanent".
Le garde des Sceaux a annoncé mardi devant les députés qu'il avait l'intention de saisir le Conseil supérieur de la magistrature sur "le fonctionnement de la justice" dans l'affaire Laetitia.
Les professionnels de la justice organiseront fin mars une journée de mobilisation nationale, axée notamment sur les moyens de la justice.
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a indiqué mardi sur LCI que les rapports administratifs sur le suivi du suspect du meurtre de Laetitia n'avaient pas révélé "de faute personnelle" dans la police mais un "défaut de transmission d'information" entre services.
Les syndicats de magistrats ont appelé lundi soir à reprendre normalement les audiences, après la publication de rapports d'inspection ayant révélé des "carences" dans le suivi pénitentiaire du meurtrier présumé de Laetitia Perrais, mais pas de faute des juges.
Le meurtrier présumé de la jeune fille a regagné sa prison lundi après avoir passé la nuit de dimanche à lundi à l'hôpital. La famille d'accueil de Laetitia parle d'une "nouvelle provocation" après cette tentative de suicide.
L'enquête réalisée sur de supposés dysfonctionnements dans le suivi de l'affaire Laëtitia a démontré des "carences manifestes" dans le suivi de Tony Meilhon, a annoncé lundi le garde des Sceaux. Des sanctions pourraient être décidées.
La tentative de suicide de Tony Meilhon, le meurtrier présumé de Laetitia, aurait été motivée par la volonté "de dénoncer l'insuffisance de calories des repas fournis par la prison", a indiqué lundi le procureur de Nantes.
Selon un rapport de l'Inspection générale des services judiciaires qui doit être remis lundi par le garde des Sceaux, Michel Mercier, aux syndicats, plusieurs erreurs ont été commises dans le suivi de l'assasin présumé de la jeune fille. Parmi elles, un taux d'absentéisme de 32% au Service pénitentiaire d'insertion et de probation.
Plusieurs erreurs ont été commises dans le suivi de Tony Meilhon, assassin présumé de Laëtitia, selon un rapport de l'Inspection générale des services judiciaires qui doit être remis lundi par le garde des Sceaux, Michel Mercier, aux syndicats, et révélé par Le Figaro.
Selon le Journal du Dimanche, les conclusions des enquêtes administratives sur l'affaire Laetitia relèvent un taux d'absentéisme de 32% au Service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip) de Nantes qui suivait Tony Meilhon.
Tony Meilhon, le principal suspect du meurtre de Laetitia, était toujours hospitalisé lundi matin au CHU de Rennes après sa tentative de suicide la veille avec de la javel diluée.
Le père adoptif de la jeune Laetitia est venu demander jeudi aux magistrats, rassemblés devant le Palais de justice à Nantes avant le départ de leur manifestation, de "continuer à se battre pour qu'il n'y ait plus de cas Laetitia".
Les deux hommes interrogés sur la mort de Laetitia Perrais ont été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. L'un d'eux reste toutefois placé sous contrôle judiciaire pour une affaire de cambriolage. La recherche des parties manquantes du corps de Laetitia se poursuit.
Alors que plus de la moitié des tribunaux, soit 115 sur un total de 195, ont voté un renvoi des audiences non urgentes, le ministre de la Justice a annoncé mardi qu'il entendait faire prochainement des "propositions" sur les moyens de la justice en terme de personnels.
Deux nouvelles personnes ont été placées en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Laetitia Perrais, disparue près de Pornic le 18 janvier.
Paris s'ajoute aux 90 juridictions qui ont voté le renvoi des audiences non urgentes en réaction aux propos de Sarkozy dans l'affaire Laetitia. L'Union syndicale des magistrats s'est dite "écoeurée" par les déclarations de Fillon qualifiant de "réaction excessive" le mouvement.