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L'opposante, élue députée au début du mois, a boudé lundi l'ouverture de la nouvelle session du Parlement pour ne pas être obligée de prêter serment de "sauvegarder" la Constitution. Une décision qui jette une ombre sur les réformes alors que l'UE a suspendu presque toutes ses sanctions.
David Cameron, le Premier ministre britannique, est le premier chef d'Etat ou de gouvernement occidental à se rendre en Birmanie depuis le coup d'Etat de 1962. Il a notamment rencontré le président Thein Sein et surtout Aung San Suu Kyi.
La dissidente birmane a gagné son pari en étant largement élue députée. Membre du Parlement pour la première fois de sa carrière, forte d'un groupe parlementaire conséquent, elle va devoir désormais sortir de l'opposition systématique et composer politiquement avec les militaires.
L'emblématique leader de l'opposition birmane a décidé d'être personnellement candidate aux législatives partielles prévues avant la fin de l'année. Une décision qui confirme l'ouverture démocratique du pays, consacrée par une visite prochaine d'Hillary Clinton.
Aung San Suu Kyi, principale opposante birmane, aura connu quatorze ans de détention et d'assignation à résidence avant sa victoire aux élections d'avril 2012. Elle était le seul lauréat du prix Nobel de la paix emprisonné au monde. Libre, elle va enfin pouvoir jouer un rôle politique à sa mesure.