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Les syndicats de magistrats ont appelé lundi soir à reprendre normalement les audiences, après la publication de rapports d'inspection ayant révélé des "carences" dans le suivi pénitentiaire du meurtrier présumé de Laetitia Perrais, mais pas de faute des juges.
Le président de la République française revient sur son intervention dans l'affaire Laetitia, et comment il a été affecté par sa rencontre avec le père de la jeune fille.
Le père adoptif de la jeune Laetitia est venu demander jeudi aux magistrats, rassemblés devant le Palais de justice à Nantes avant le départ de leur manifestation, de "continuer à se battre pour qu'il n'y ait plus de cas Laetitia".
Interrogé sur RTL jeudi matin, le porte-parole du gouvernement a tenté de justifier l'attitude du chef de l'Etat, qui a mis en cause une "faute" de la justice dans la mort de Laetitia.
Eux-mêmes surpris par l'ampleur de la mobilisation au sein du monde de la justice, des magistrats parlent de leur quotidien difficile.
Le juge anti-terroriste Marc Tredivic a tenu des propos très forts lundi matin sur France Info à l'égard de Nicolas Sarkozy. Les accusations de ce dernier contrre les magistrats ne passent décidement pas.
Eclairage - Ils s'écharpent depuis des mois sur les conditions de garde à vue, de détention provisoire ou de choix des sanctions, mais devant les accusations portées par le chef de l'Etat sur leur travail suite à la mort de Laetitia, policiers et magistrats ont décidé de se serrer les coudes.
Interview - Pour Jean-Claude Kross, ancien avocat général à la cour d'appel de Paris, il faut arrêter de faire reposer sur les juges tous les maux de la société. Ce dont manque cruellement la Justice, depuis des décennies, ce sont des moyens.
Après sept années passées comme juge à Neufchâtel en Suisse, Nicolas Marthe a décidé de troquer la robe du magistrat pour la guitare du rocker. Son nom de scène : Nick le Juge. Sébastien Renouil vous propose cette semaine une rencontre avec cet homme qui a changé de vie.
Le Conseil supérieur de la magistrature devrait selon plusieurs sources infliger une "simple réprimande" au juge ayant instruit l'affaire d'Outreau.
Un nouveau projet de loi concernant les criminels dangereux, présenté mercredi par la garde des Sceaux, suscite l'indignation des magistrats, qui n'ont pas été prévenus.
Très contestée par les magistrats qui se sont fortement mobilisés contre elle cette semaine, la ministre de la Justice s'explique dans les colonnes du Journal du Dimanche.
La journée d'action pour protester contre la politique et l'attitude de la ministre de la Justice a fortement mobilisé au sein des magistrats.
Les syndicats de magistrats ont appelé à l'action jeudi pour exprimer leur "ras-le-bol" à la ministre de la Justice Rachida Dati et à sa politique du "tout carcéral".
Le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau doit être examiné et voté mardi, après six mois de travail. Il préconise notamment une refonte complète de l'instruction.
Au lendemain de l'audition du juge Burgaud devant la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, la presse est unanime à réclamer une réforme de l'institution judiciaire. Le jeune magistrat est souvent présenté comme "un homme seul", voire "un gamin". Certains journaux, moins nombreux, condamnent le magistrat.
Le magistrat instructeur du procès de pédophilie d'Outreau estime avoir rempli sa mission honnêtement. Il refuse de présenter des excuses aux acquittés, y voyant une solution de facilité.
Selon le ministre de l'Intérieur, la remise en liberté de Patrick Gateau, l'un des meurtriers présumés de Nelly Crémel, déjà condamné pour assassinat, est une "faute" et le juge qui l'a commise doit "payer". Les syndicats de magistrats s'indignent de cette attaque contre l'indépendance du judiciaire et contre la séparation des pouvoirs.
L'agression du vice-procureur de Créteil dimanche ne serait pas liée à ses fonctions mais à un échange de regards mal interprétés par l'auteur des faits.