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Alors que le pays votait ce mercredi pour adopter ou non un référendum constitutionnel visant à légitimer le pouvoir du président Andry Rajoelina, une vingtaine d'officiers ont affirmé vouloir renverser le régime. La situation était néanmoins calme à Antananarivo, la capitale.
Marc Ravalomanana a annoncé mardi qu'il remettait le pouvoir à l'armée, qu'elle a ensuite transmis au chef de l'opposition Andry Rajoelina.
L'armée a pris le contrôle des bureaux de la présidence lundi, mais ne compte pas pour le moment attaquer le palais présidentiel, où se trouve le chef de l'Etat Marc Ravalomanana.
Des tirs ont retenti lundi soir dans les bureaux de la présidence malgache, dans le centre d'Antananarivo, alors que des militaires sont entrés en force dans le bâtiment.
Face à l'opposant Andry Rajoelina qui exige son départ, Marc Ravalomanana assure qu'il ne démissionnera "jamais", même s'il n'exclut pas un référendum.
Le maire de la capitale, franchissant une nouvelle étape dans son opposition au pouvoir malgache, a créé samedi une "Haute Autorité de transition".
Au lendemain de la journée d'émeutes qui ont fait une quarantaine de morts, l'opposition a organisé mercredi un grand rassemblement dans la capitale.
Les Malgaches ignorent encore les résultats officiels du scrutin présidentiel du 16 décembre. Le millionnaire Marc Ravalomanana, sûr de sa victoire et inquiet quant aux intentions du président sortant, en appelle à la France.