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Des affrontements ont opposé dans la nuit de samedi à dimanche la police égyptienne à des manifestants qui persistent à réclamer le départ du pouvoir militaire, accusé d'inaction face aux violences ayant fait 74 morts après un match de football.
Un bâtiment gouvernemental a été incendié dans le centre du Caire vendredi soir, tandis que des milliers de personnes manifestaient encore place Tahrir. Des hommes armés ont attaqué un poste de police et libéré des détenus. 3 personnes sont mortes vendredi dans le pays.
Des heurts ont éclaté jeudi soir entre la police et des manifestants en colère au Caire et à Suez, au lendemain de la mort de 74 personnes après un match de football à Port-Saïd. Deux manifestants sont morts. Des appels à manifester ont été lancés pour vendredi.
Des heurts ont éclaté jeudi entre la police et des manifestants en colère au Caire. Ils protestaient au lendemain de la mort de 74 personnes après un match de football à Port-Saïd. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes. Près de 400 personnes auraient été blessées.
Les opposants au régime militaire qui gouverne toujours le pays l'accuse d'avoir au mieux laissé faire, au pire organisé, l'émeute qui a fait plus de 70 morts à la fin du match Al Masry-Al Ahli. Les supporters d'Al Ahli ont en effet joué un rôle important lors de la Révolution qui a conduit à la chute d'Hosni Moubarak.
Près de 10 mois après la révolution qui a mis fin aux 30 années du règne sans partage de Moubarak, les Egyptiens se rendaient lundi dans les bureaux de vote, pour la première grande étape de la transition démocratique.
A la veille des élections législatives égyptiennes, le bras de fer continue. Les manifestants se sont de nouveau massés place Tahrir au centre du Caire, dimanche, afin de presser les militaires de quitter rapidement le pouvoir.
A la veille de l'ouverture de législatives cruciales pour l'avenir de l'Egypte, les appels se sont multipliés pour renforcer les manifestations réclamant le départ des militaires au pouvoir.
Mohamed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix à ce titre, s'est dit samedi prêt à renoncer à ses ambitions présidentielles pour diriger un gouvernement d'union nationale.
Les heurts ont fait un mort samedi matin sur la grande place du Caire, lorsque la police anti-émeute a attaqué des manifestants qui avaient campé toute la nuit devant le siège du gouvernement.
Kamal al-Ganzouri, nommé Premier ministre par l'armée au pouvoir en Egypte, a affirmé espérer former son gouvernement de salut national "avant la fin de la semaine prochaine", appelant à attribuer des portefeuilles à des jeunes.
L'appel des manifestants de la place Tahrir à un "vendredi de la dernière chance" est massivement suivi, malgré la nomination d'un nouveau Premier ministre.
Alors que les manifestants de la place Tahrir ont appelé à un "vendredi de la dernière chance", l'armée cherche une nouvelle équipe dirigeante. Parallèlement, RSF déconseille aux médias d'envoyer en Egypte des femmes journalistes après l'agression jeudi d'une journaliste de France 3.
Kamal el-Ganzouri, ancien Premier ministre sous le régime de Moubarak, a été chargé par l'armée au pouvoir de former un gouvernement en Egypte, après plusieurs jours de manifestations et d'affrontements.
La place Tahrir connaît un fragile retour au calme après des journées de heurts qui ont fait des dizaines de morts. Paradoxalement, les Frères musulmans évitent d'ajouter à la tension, à quelques jours des législatives. Voici pourquoi.
Pour la 5e journée consécutive, les incidents se sont multipliés mercredi entre les manifestants qui réclament le départ immédiat de l'armée du pouvoir et les forces de l'ordre.
Après quatre jours de manifestations violemment réprimées, le maréchal Tantaoui, qui dirige de fait le pays, a confirmé que les législatives débuteraient bien lundi prochain et a promis d'accélérer le processus de la présidentielle pour qu'elle ait lieu d'ici juillet 2012. Réaction place Tahrir : "Dégage".
Après quatre jours de manifestations violemment réprimées, le maréchal Tantaoui, qui dirige de fait le pays, a confirmé que les législatives débuteraient bien lundi prochain et a promis d'accélérer le processus de la présidentielle pour qu'elle ait lieu d'ici juillet 2012. Réaction place Tahrir : "Dégage".
INTERVIEW - Les manifestations contre le pouvoir de l'armée continuent, avec son lot de répression. Se dirige-t-on vers une nouvelle révolution ? Quid des législatives qui doivent débuter la semaine prochaine ? Les réponses de TF1 News avec Pierre Vermeren, historien du monde arabe et maître de conférences à Paris I.
Le Conseil suprême des forces armées au pouvoir a appelé lundi soir les forces politiques à une réunion d'urgence, au 3e jour d'affrontements meurtriers dans le pays. Le gouvernement a démissionné, mais l'armée n'a pas précisé si cette décision avait été acceptée. Le maréchal Tantaoui devait s'adresser à la nation "sous peu", selon la télévision d'Etat.