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L'accès au port de Marseille, bloqué depuis mardi après-midi par les marins CGT de la compagnie SNCM, a été dégagé jeudi par la force publique. 14 marins ont été placés en garde à vue.
Les recherches, suspendues pour la nuit, mobilisent au large de Ouessant 3 hélicoptères et un avion de la Marine nationale. 10 chalutiers et 2 navires de commerce ont également été déroutés.
Un chalutier a sombré à 40m de fond au large de Barfleur dans la Manche, entrainant la disparition de deux marins.
Victimes tout d'abord d'un navire en réparation et livré en retard, puis d'une grève impromptue, 3000 passagers à destination de l'Algérie sont restés bloqués lundi après-midi sur les quais de Marseille. Un accord est intervenu en soirée entre la direction et les syndicats. Les passagers ont finalement pu embarquer.
La compagnie maritime a repris du service samedi avec le départ de ses premiers bateaux vers la Corse et le Maghreb. Bercy a assuré que la SNCM aura les moyens de trésorerie qui lui permettront d'assurer son fonctionnement dans les semaines qui viennent.
Les marins CGT de la SNCM ont rejeté jeudi les dernières propositions gouvernementales d'"une nouvelle répartition" du capital dans laquelle la part des salariés serait portée à 9%. "Insuffisant", juge le secrétaire général des marins CGT de Marseille, selon qui l'Etat doit "revoir sa copie".
Les trois frères Mosconi et Felix Da Gregorio restent mis en examen pour "détournement de navire" et "séquestration de personnes". Les syndicats de la SNCM restent mobilisés contre la privatisation de la compagnie.
Quatre personnes, accusées d'avoir détourné le Pascal Paoli, ont été placées en garde à vue. A l'issue de son entretien avec le Premier ministre, le secrétaire général de la CGT a estimé que "le dossier de la SNCM n'était pas clos".
Le mouvement des marins de la SNCM s'est durci mardi, avec le détournement d'un navire par des membres du Syndicat des Travailleurs Corses et un blocage du port autonome de Marseille par des militants CGT. Dominique Perben est revenu en soirée sur le projet de privatisation totale de la compagnie publique, souhaitant désormais que l'Etat reste actionnaire minoritaire.
Les marins bloquent depuis mardi soir deux bateaux de la SNCM à Marseille pour protester contre une possible privatisation de l'entreprise. Le PDG, retenu plusieurs heures, a été libéré. 1500 passagers étaient bloqués.
La situation est bloquée à la SNCM paralysée par la grève depuis maintenant quinze jours. Les marins CGT jugent insuffisants les engagements pris par le gouvernement tandis que les officiers parlent de suicide. Une rencontre avec le préfet de la région PACA est programmée mercredi.
Malgré les engagements pris lundi soir par le gouvernement, les marins CGT de la SNCM ont voté la poursuite du mouvement. Les bâtiments de la société sont bloqués depuis maintenant quinze jours.
Le gouvernement a assuré jeudi vouloir "trouver une solution à la crise" dans laquelle s'enferre la compagnie maritime publique SNCM après le refus des marins CGT, en grève depuis dix jours, de rétablir un service minimum avec la Corse.
Face à des grévistes déterminés qui bloquent tout trafic depuis neuf jours, la SNCM a décidé de fermer son siège marseillais et de mettre les salariés non-grévistes en congé. Le préfet a proposé la tenue d'une table ronde, ce qu'ont refusé les marins CGT.
Le trafic ferroviaire a été perturbé lundi après-midi entre la France et le Royaume Uni suite à une manifestation de marins de la société de ferries Sea France qui protestent contre un projet de loi sur la marine de commerce. La police est intervenue.