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L'économie française est comme paralysée. Elle a enregistré une croissance de 0,1% au premier trimestre, moins qu'attendu, sous le coup d'une stagnation de la consommation des ménages.
Malgré la crise, la consommation des ménages rebondit : elle est en hausse de 1,4% en juin. Sur les douze derniers mois, elle affiche une hausse de 1,2%.
Les dépenses de consommation des ménages ont reculé de 0,8% au mois d'avril, après avoir baissé de 1,0% en mars. Une alerte sérieuse pour la croissance.
Le moral des ménages a poursuivi sa chute en janvier, touchant le plus bas niveau de son histoire, signe du malaise croissant des Français
Jamais les ménages français n'ont été aussi endettés. Leur dette dépasse largement son niveau de la fin des années 80, période caractérisée par l'envolée des prêts immobiliers, comme aujourd'hui.
En attendant les chiffres du chômage pour le mois de février qui seront rendus publics vendredi, l'Insee indique que le moral des ménages s'est enrayé au mois de mars et baisse après plusieurs mois de reprise.
Le patrimoine des ménages français aurait gagné 82% entre 1995 et 2003, selon une étude de l'Insee. Une hausse en grande partie due à la flambée de l'immobilier.
Au coeur des revendications syndicales ce mardi, le pouvoir d'achat des salariés n'a pour ainsi dire pas progressé depuis 2003. Une situation qui préoccupe les ménages, mais aussi les économistes, qui y voient la première cause de l'atonie de la demande.
Le nombre de demandeurs d'emplois a légèrement baissé de 0,1% en avril. Mais par rapport à avril 2004, le taux a progressé de 2,1%. Le chômage représente 10,2% de la population active. Le moral des ménages s'est dégradé.
Longtemps présentés comme de véritables écureuils épargnant plus que de coutume, les Français ont fortement accru leur recours à l'emprunt en 2004. Cet endettement servirait principalement à financer leurs achats immobiliers, selon une étude publiée mercredi par l'Insee.
En 20 ans, le niveau de vie des ménages a chuté en raison de la très faible progression du pouvoir d'achat. A en croire une étude, les ménages d'il y a cinquante ans n'auraient pas grand-chose à envier à ceux d'aujourd'hui.
Stable depuis plusieurs mois, le moral des ménages français marque le pas en ce début d'année. Les Français sont inquiets pour leur emploi et pour leur niveau de vie.
Mardi après-midi, les bourses réagissaient violemment aux attentats. Selon Nicolas Sobzac, chef économiste chez Goldman Sachs, ces événements risquent de briser le moral des ménages français et de provoquer une récession. Pour Jean-Paul Fitoussi, directeur de l'OFCE, la tension internationale aura des répercussions sur le monde entier.
Pour le deuxième mois consécutif, la consommation des ménages baisse alors que l'on attendait au moins une légère hausse. Selon Robert Rochefort, directeur du Credoc, il ne faut pourtant pas dramatiser, c'est à la rentrée que l'on saura si la France est réellement atteinte par le ralentissement économique américain.