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Les étudiants étaient appelés mardi à manifester partout en France alors que les lycéens ont déserté les cortèges pour cause de vacances scolaires. Mais le mouvement avait du mal à prendre.
Les deux envoyées spéciales de TF1 et LCI, Anne-Claire Coudray et Pascale Winkel, l'une au Chili, l'autre au coeur des manifestations débattent avec Françoise-Marie Morel et répondent aux mails des internautes.
Selon un sondage, 71 % des Français pensent que le pays va connaître dans les semaines à venir "une radicalisation des conflits et des actions violentes".
Témoignages - Rencontre avec trois manifestants de la grande mobilisation des lycéens et des enseignants de mardi.
La CGT a comptabilisé mardi 3 millions de manifestants partout en France, dont 700.000 dans la seule capitale. Le ministère de l'Intérieur a compté pour sa part 84.000 manifestants à Paris. Malgré un parcours sans incident et des forces de l'ordre omniprésentes, quelques échauffourées ont éclaté en soirée place d'Italie.
Dans une lettre commune, les cinq grands syndicats mobilisés dans la lutte contre le CPE en appellent au président Chirac. L'intersyndicale doit se réunir mercredi pour décider de la suite du mouvement.
Les chiffres de la police comme ceux des syndicats ont montré, pour ce mardi, une mobilisation contre le CPE qui a pratiquement doublé par rapport au 18 mars. Les évaluations du nombre de manifestants oscillent entre plus d'un million (selon la police) et 3 millions (selon la CGT).
Les étudiants sont de nouveau appelés à descendre dans la rue ce jeudi pour marquer leur refus du CPE. La mobilisation dans les facs n'a pas faibli au cours des derniers jours : une soixantaine d'universités étaient perturbées mercredi par le mouvement. La journée a aussi été marquée par diverses actions "coup de poing".
Quelques heures après avoir quitté les rangs de la manifestation parisienne, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT s'est réjoui sur lci.fr de la mobilisation grandissante contre le CPE. Loin d'y voir le succès des organisations étudiantes, Bernard Thibault invoque la complémentarité intergénérationnelle.
Quelques heures après avoir quitté les rangs de la manifestation parisienne, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT s'est réjoui de la mobilisation grandissante contre le CPE. Loin d'y voir le succès des organisations étudiantes, Bernard Thibault invoque la complémentarité intergénérationnelle.
Après les échecs successifs des mobilisations contre la réforme des retraites, de l'assurance maladie, le changement de statut d'EDF et de GDF, la journée d'actions contre le Contrat Première embauche sera-t-elle l'occasion d'inverser la tendance ? Les syndicats parleront de réussite au-delà des 500 000 manifestants.
Faute de motion de censure, la loi Egalité des chances, qui contient la disposition instituant le CPE, a été adoptée sans vote vendredi. Mais la bataille continue. Syndicats et mouvements lycéens et étudiants se sont mis d'accord sur la date de la prochaine journée nationale de mobilisation, le 7 mars.
Syndicats et organisations de jeunes estiment que la mobilisation en demi-teinte de mardi contre le CPE n'est qu'une "première étape". Ils comptent sur une mobilisation dans la durée en s'appuyant notamment sur l'évolution de l'opinion publique.
Entre 218.000 et 400.000 manifestants dans toute la France, dont 13.000 à 45.000 à Paris : si les anti-CPE sont descendus en nombre dans les rues ce mardi, on est loin du raz-de-marée espéré par les syndicats. "J'écoute ceux qui manifestent mais aussi ceux qui ne manifestent pas", déclare Dominique de Villepin.
Le ministère de l'Intérieur a déployé 10% de l'effectif total des policiers et militaires. Il entend ainsi éviter tout débordement à Paris ou dans les banlieues. Pour l'ensemble de 2005, le bilan des voitures brûlées avoisinera les 40 000 sinistres.
Les centrales syndicales attendent des réponses rapides sur les salaires et l'emploi, après une journée de mobilisation qu'ils jugent pleinement réussie. Bernard Thibault réclame des "signes tangibles" du gouvernement d'ici "quelques jours". Les syndicats ont convenu de se concerter pour ne pas laisser tomber la pression.
Des médias, unis en cette circonstance exceptionnelle, au monde du sport en passant par celui du spectacle, le mouvement en faveur de Florence Aubenas et Hussein Hanoun a été d'une ampleur et d'une durée impressionnantes.
Selon TNS-Sofres Unilog, le taux d'abstention au référendum constitutionnel européen en métropole devrait s'établir à 29,5%. A 19 heures, la participation était déjà de 66,24% selon le ministère de l'Intérieur - un taux exceptionnel, comparable au premier tour d'une présidentielle.
Politologue, Anne Muxel explique que "la situation de crise généralisée de la représentation politique n'est pas propice à un débat serein sur la question posée le 29 mai".
Syndicats de lycéens, étudiants et enseignants appellent jeudi à trois mobilisations en région parisienne et à Toulouse contre la politique éducative du gouvernement. Mercredi, ça et là, quelques lycéens ont continué à manifester leur mécontentement contre la loi Fillon.