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DECODAGE - Simple accès de colère contre le pouvoir toujours géré par l'armée ou prémices d'une "seconde révolution" ? A une semaine du début des législatives, les incidents de ce week-end au Caire -plus de 20 morts- tombent en tout cas au plus mal pour la transition démocratique.
L'opposition à Hosni Moubarak est un ensemble hétéroclite de partis laïques, d'islamistes et d'organisations issues de la société civile. Problème : aucun de ses dirigeants ne semble capable de fédérer le peuple derrière lui et de combler le vide politique en cas de chute du pouvoir en place.
L'ancien directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradeï, partisan de réformes politiques en Egypte, a déclaré jeudi qu'il était prêt à diriger son pays à titre intérimaire.
Des manifestations ont eu lieu ce mardi dans tout le pays. Mot d'ordre des participants : "Moubarak dégage", comme un écho au "Ben Ali, dégage" tunisien. Mardi soir, on déplorait la mort de 2 manifestants et d'un policier.
Des manifestations ont eu lieu ce mardi dans tout le pays. Mot d'ordre des participants : "Moubarak dégage", comme un écho au "Ben Ali, dégage" tunisien. On déplorait mardi soir trois victimes, deux à Suez et une troisième au Caire.