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Dès les débuts de la contestation, Google a mis en place un système de contournement de la censure pour permettre aux Egyptiens d'accéder à Twitter, vecteur de mobilisation. Et c'est un cadre égyptien de Google, Wael Ghonim, qui est devenu l'un des symboles du mouvement.
Le pays est donc désormais dirigé par le Conseil suprême des forces armées, qui affirme qu'il respectera la volonté populaire. Il est notamment censé préparer la transition et organiser la présidentielle, prévue en septembre, de manière démocratique.
Maintenant la pression, la Maison Blanche a estimé que la poursuite de la mobilisation populaire en Egypte montrait que les réformes politiques n'étaient encore pas suffisantes.
Ce cadre de Google, relâché lundi après douze jours de détention, a été accueilli mardi de manière triomphale par les manifestants de la place Tahrir, épicentre de la révolte au Caire.
Malgré les avancées politiques et sociales offertes par le pouvoir, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées mardi après-midi dans le centre du Caire pour réclamer le départ du président. Il s'agirait des manifestations les plus importantes depuis le début de la mobilisation.
Le président, qui joue l'essoufflement du mouvement de protestation contre lui, a promis une hausse de 15% des salaires des fonctionnaires et des retraites.
Hosni Moubarak, dont le gouvernement a entamé le dialogue avec une partie de l'opposition ce week-end, parie sur la lassitude. Si la vie reprend son cours au Caire, les protestataires continuent néanmoins d'occuper la place Tahrir.
Des représentants de l'opposition - dont les Frères musulmans - ont convenu dimanche avec le vice-président Omar Souleimane de créer un comité pour préparer des amendements à la Constitution. Insuffisant pourtant, pour haut responsable des Frères musulmans.
Des représentants de l'opposition - dont les Frères musulmans - ont convenu dimanche avec le vice-président Omar Souleimane de créer un comité pour préparer des amendements à la Constitution. Selon un des participants, Souleimane a refusé un appel de l'opposition à assumer les pouvoirs de Moubarak.
Malgré l'apparent bonne volonté du pouvoir pour dialoguer et les scénarios imaginant la sortie de scène de Moubarak, le raïs semble toujours accroché à son fauteuil. La contestation populaire était dimanche dans sa 13eme journée.
Les Frères musulmans, l'une des principales composantes de l'opposition égyptienne, ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche avoir "entamé un dialogue" avec les responsables du pouvoir "pour savoir à quel point ils sont prêts à accepter les demandes du peuple". La rencontre devrait avoir lieu dimanche.
Alors que la révolte populaire qui réclame son départ entrait dans sa 12e journée, le président égyptien s'est réuni samedi avec des ministres du nouveau gouvernement. Son opposant, Mohamed ElBaradei, a annoncé qu'il souhaitait discuter avec l'armée pour organiser "une transition sans effusion de sang".
Le président n'aurait pas quitté la tête du Parti national démocrate, le parti au pouvoir en Egypte, rapporte la télévision d'Etat, contredisant des premières informations. Peu auparavant, la télévision avait annoncé la démission du bureau exécutif du PND.
Des coups de feu ont été entendus dans la nuit place Tahrir, où plus de 10 000 personnes se sont rassemblés dans la nuit, bravant le couvre-feu. La pression de la rue s'est faite encore plus forte vendredi contre Moubarak, appelé par Obama à écouter les revendications des manifestants.
Le président américain a laissé entendre vendredi que son homologue égyptien devrait quitter le pouvoir, sans l'appeler explicitement à la démission. L'Union européenne a quant à elle insisté pour que l'Egypte engage une transition "maintenant".
Au soir d'une nouvelle journée de mobilisation massive en Egypte, Obama a expliqué que les détails de la transition en Egypte seraient déterminés par les Egyptiens.
L'opposition a réussi son pari de réunir une nouvelle fois ce vendredi plusieurs centaines de milliers de manifestants dans tout le pays pour exiger le départ du président. Mais ce dernier reste inflexible. Les manifestations ont eu lieu dans le calme grâce à l'armée.
Comme mardi, plusieurs centaines de milliers de personnes participent dans tout le pays à la mobilisation, baptisée "Vendredi du départ", contre le président. Au Caire, l'armée, présente en force, garantit le calme du grand rassemblement de la place Tahrir. Le pouvoir semble rester inflexible.
Le mouvement de contestation égyptien voudrait que la journée de vendredi soit celle du départ du président Hosni Moubarak. Les organisateurs espèrent mobiliser, comme mardi, un million de personnes après la prière musulmane hebdomadaire, en début d'après-midi.
Selon le New York Times, les Etats-Unis discuteraient avec des responsables égyptiens des modalités d'un départ immédiat du président Hosni Moubarak. Ils réfléchiraient à un transfert du pouvoir à un gouvernement de transition dirigé par le vice-président Omar Souleimane.