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le président tunisien par intérim et le Premier ministre ont démissionné du RCD, le parti du président déchu. Une tentative pour endiguer la colère que suscite la composition du gouvernement, jugé trop proche de l'ancien pouvoir.
Le Forum démocratique pour le travail et les liberté (FDLT) a annoncé mardi la suspension de sa participation dans le gouvernement d'union nationale, peu après le départ de 3 ministres issus de la centrale syndicale. L'opposant tunisien Moustafa Ben Jaafar a lui aussi démissionné.
Outre Tunis, où un défilé d'un millier de personnes a été dispersé ce mardi matin, de nombreuses manifestations ont lieu en province contre la présence d'anciens ministres de Ben Ali dans la nouvelle équipe.
C'est ce qu'affirme le Premier ministre tunisien au lendemain de la formation du gouvernement de transition, dans lequel les postes-clés sont occupés par des anciens ministres de l'ère Ben Ali. Mais des Tunisiens s'irritent. Une manifestation a été violemment dispersée mardi matin.
Comme prévu, le dernier Premier ministre de l'ère Ben Ali, reconduit dans ses fonctions par le président par intérim, a nommé trois leaders de l'opposition dans son gouvernement. Huit ministres de Ben Ali conservent leur poste.
Les consultations ont eu lieu tout le week-end, et les nouveaux dirigeants de Tunisie doivent être connus ce lundi. Il devrait s'agir d'un gouvernement d'union nationale, intégrant des anciens membres de l'opposition.
"La France prend acte de la transition constitutionnelle" en Tunisie, "annoncée par le Premier ministre (Mohammed) Ghannouchi", a commenté l'Elysée vendredi soir, après une réunion entre Nicolas Sarkozy et François Fillon.
Manifestations, répressions, état d'urgence, annonce officielle, départ de Ben Ali : la journée du 14 janvier 2011 sera historique pour la Tunisie. Retour sur les événements avec TF1 News.