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Décryptage - Karim Pakzad, spécialiste de l'Iran, explique que lors de son entretien au 20h, le président iranien, beaucoup plus modéré que d'habitude, a amorcé un virage dans ses relations avec la France. Contesté dans son pays, il est à la recherche d'un relais parmi les Occidentaux.
Entre rassemblements officiels et manifestations de l'opposition, le 31e anniversaire de la Révolution islamique s'est déroulé sous haute tension jeudi. De nombreux heurts ont eu lieu un peu partout dans le pays.
La manifestation en faveur de Mir Hossein Moussavi à l'occasion de la journée Al-Qods en solidarité avec les Palestiniens a été réprimée violemment.
Lors de son investiture pour son second mandat, le président iranien a tenu un discours offensif, narguant notamment la décision des Occidentaux de ne pas le féliciter.
Le président radical a été confirmé lundi par le "guide suprême" de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei. La cérémonie a été boycottée par deux anciens présidents de la République islamique, Akbar Hachémi Rafsandjani et Mohammad Khatami.
Le Conseil des Gardiens de la constitution, chargé de superviser les élections et de valider ses résultats,refuse d'annuler la présidentielle.
Des partisans de l'opposition ont tenté lundi de manifester à Téhéran et se sont heurtés à la police, alors que les Gardiens de la révolution avaient lancé des menaces sans équivoque.
De 200 à un millier d'opposants à Ahmadinejad ont manifesté lundi à Téhéran, malgré les menaces du corps d'élite de la République islamique.
Au-delà des résultats contestés de l'élection présidentielle iranienne, c'est l'autorité même du guide suprême, Ali Khamenei, qui est remise en cause.
Les rues de Téléran étaient quadrillées dimanche soir par les forces de l'ordre pour empêcher tout rassemblement. Des tirs ont été entendus.
Malgré des appels d'opposants à ne pas défiler, des manifestants sont descendus dans les rues de Téhéran samedi et se sont heurtés à la police anti-émeute.
Dans sa première déclaration depuis le début de la crise, Ali Khamenei, l'homme fort du pays, a estimé que le scrutin avait "témoigné la confiance du peuple dans le régime".
Les partisans de Mir Hossein Moussavi, le candidat battu, ont défilé une nouvelle fois jeudi après-midi pour saluer la mémoire des sept personnes décédées lundi.
Les partisans de Mir Hossein Moussavi, le candidat battu, ont défilé une nouvelle fois jeudi après-midi pour saluer la mémoire des sept personnes décédées lundi.
Mir Hossein Moussavi, le candidat battu, appelle ses partisans à défiler cet après-midi en hommage aux sept victimes des manifestations de lundi.
Le régime en place tente de juguler l'oppostion en alternant petite concessions sur le recompte des votes de la présidentielle et blocage des communications.
Les journalistes ayant été assignés à résidence, les informations passent au compte-gouttes. Mais la contestation des partisans de Moussavi ne faiblit pas.
Après la manifestation meurtrière d'hier, les partisans de l'opposition et ceux du président sortant entendent défiler au même endroit cet après-midi.
Bravant l'interdiction du régime, les partisans de Moussavi, le candidat réformateur, ont défilé en force lundi à Téhéran.