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DECODAGE - Simple accès de colère contre le pouvoir toujours géré par l'armée ou prémices d'une "seconde révolution" ? A une semaine du début des législatives, les incidents de ce week-end au Caire -plus de 20 morts- tombent en tout cas au plus mal pour la transition démocratique.
Des représentants de l'opposition - dont les Frères musulmans - ont convenu dimanche avec le vice-président Omar Souleimane de créer un comité pour préparer des amendements à la Constitution. Insuffisant pourtant, pour haut responsable des Frères musulmans.
Des représentants de l'opposition - dont les Frères musulmans - ont convenu dimanche avec le vice-président Omar Souleimane de créer un comité pour préparer des amendements à la Constitution. Selon un des participants, Souleimane a refusé un appel de l'opposition à assumer les pouvoirs de Moubarak.
Malgré l'apparent bonne volonté du pouvoir pour dialoguer et les scénarios imaginant la sortie de scène de Moubarak, le raïs semble toujours accroché à son fauteuil. La contestation populaire était dimanche dans sa 13eme journée.
Les Frères musulmans, l'une des principales composantes de l'opposition égyptienne, ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche avoir "entamé un dialogue" avec les responsables du pouvoir "pour savoir à quel point ils sont prêts à accepter les demandes du peuple". La rencontre devrait avoir lieu dimanche.
Alors que la révolte populaire qui réclame son départ entrait dans sa 12e journée, le président égyptien s'est réuni samedi avec des ministres du nouveau gouvernement. Son opposant, Mohamed ElBaradei, a annoncé qu'il souhaitait discuter avec l'armée pour organiser "une transition sans effusion de sang".
Le président n'aurait pas quitté la tête du Parti national démocrate, le parti au pouvoir en Egypte, rapporte la télévision d'Etat, contredisant des premières informations. Peu auparavant, la télévision avait annoncé la démission du bureau exécutif du PND.
Des coups de feu ont été entendus dans la nuit place Tahrir, où plus de 10 000 personnes se sont rassemblés dans la nuit, bravant le couvre-feu. La pression de la rue s'est faite encore plus forte vendredi contre Moubarak, appelé par Obama à écouter les revendications des manifestants.
Le président américain a laissé entendre vendredi que son homologue égyptien devrait quitter le pouvoir, sans l'appeler explicitement à la démission. L'Union européenne a quant à elle insisté pour que l'Egypte engage une transition "maintenant".
Au soir d'une nouvelle journée de mobilisation massive en Egypte, Obama a expliqué que les détails de la transition en Egypte seraient déterminés par les Egyptiens.
L'opposition a réussi son pari de réunir une nouvelle fois ce vendredi plusieurs centaines de milliers de manifestants dans tout le pays pour exiger le départ du président. Mais ce dernier reste inflexible. Les manifestations ont eu lieu dans le calme grâce à l'armée.
Comme mardi, plusieurs centaines de milliers de personnes participent dans tout le pays à la mobilisation, baptisée "Vendredi du départ", contre le président. Au Caire, l'armée, présente en force, garantit le calme du grand rassemblement de la place Tahrir. Le pouvoir semble rester inflexible.
Le mouvement de contestation égyptien voudrait que la journée de vendredi soit celle du départ du président Hosni Moubarak. Les organisateurs espèrent mobiliser, comme mardi, un million de personnes après la prière musulmane hebdomadaire, en début d'après-midi.
Selon le New York Times, les Etats-Unis discuteraient avec des responsables égyptiens des modalités d'un départ immédiat du président Hosni Moubarak. Ils réfléchiraient à un transfert du pouvoir à un gouvernement de transition dirigé par le vice-président Omar Souleimane.
Dans une interview à ABC, le raïs déclare qu'il en a "assez après 62 ans dans la fonction publique" et qu'il aimerait partir, mais il redoute que l'Egypte sombre dans le chaos s'il démissionnait maintenant.
Alors que les affrontements entre partisans et opposants du pouvoir ont une nouvelle fois été très violents ce jeudi au Caire, le vice-président, a répété qu'Hosni Moubarak ne partirait pas. Vendredi, et sa manifestation baptisée "vendredi du départ" par les manifestants, s'annonce tendu.
Malgré les interventions ponctuelles de l'armée, les affrontements entre opposants et partisans d'Hosni Moubarak se poursuivent de manière sporadique dans la capitale égyptienne. Sur le plan politique, le dialogue de sourds continue entre l'opposition et le pouvoir. Ce dernier s'est néanmoins excusé pour les violences.
Après une brève accalmie pendant la nuit, les heurts entre opposants au régime et partisans du président Hosni Moubarak ont repris à l'aube dans le centre de la capitale égyptienne. En milieu de matinée, les militaires se sont interposés entre les deux camps pour tenter de rétablir le calme. Sans véritable succès.
De violents heurts ont opposé les pro et anti Hosni Moubarak dans le centre de la capitale égyptienne. Ils ont fait trois morts et des centaines de blessés. L'opposition maintient son appel à une mobilisation massive vendredi pour exiger le départ du président.
Le président égyptien a annoncé mardi soir qu'il ne quitterait pas son poste avant les élections de septembre. Mais la foule des manifestants ne l'entend pas ainsi et continue de se masser dans le centre du Caire.