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Un responsable de police en Corse a affirmé mardi que la revendication la veille du mitraillage de l'hôtel de région le 9 août à Ajaccio et l'annonce de la "naissance" d'une nouvelle organisation nationaliste, "Clandestini ribelli", étaient "pris au sérieux".
Les "journées internationales" organisées par le mouvement nationaliste corse se sont tenues ce week-end à Corte, en Haute-Corse. Les représentants des partis indépendantistes et autonomistes sardes, catalans, bretons, basques et polynésiens ont présenté une "déclaration commune et solennelle des peuples sans Etat sous domination française".
Trente ans après la naissance du nationalisme en Corse, autonomistes et indépendantistes devraient s'efforcer d'afficher ce week-end une union. Invitée à Corte, une délégation du Sinn Fein, bras politique de l'IRA, s'est finalement décommandée.
Le Parti Nationaliste Basque arrive, sans surptise, en tête aux élections régionales de dimanche. Mais il n'a pu parvenir à la majorité absolue qui lui aurait permis de relancer le plan souverainiste de "libre association" avec l'Espagne, rejeté en février par le Parlement national.
L'ancien numéro deux du groupe Nouvelles Frontières est revenu, jeudi, à la barre du tribunal correctionnel de Paris, sur ses accusations contre le leader nationaliste corse. Selon lui, ses propos avaient été déformés à l'instruction par le juge Courroye.
Racket de sociétés de tourisme, entreprises dirigées en sous-main, financement du terrorisme et train de vie dispendieux : tous ces aspects des "activités" de Charles Pieri vont être disséqués pendant plusieurs semaines devant le tribunal correctionnel de Paris. 21 personnes, dont Jean-Guy Talamoni, comparaissent à ses côtés.
Nationalistes et autonomistes corses, réunis le week-end dernier à Corte, ont appelé à l’union contre l’Etat et les élus locaux. Une manière aussi de lutter contre les tiraillements internes de la mouvance séparatiste.
L’exception corse, l’expression peut aussi s'appliquer aux régionales. L’échec du projet de réforme institutionnelle après la victoire du "non" au référendum a laissé des traces de divisions, tant à droite qu’à gauche, l’échéance des élections territoriales a au moins permis l’union des nationalistes.
Le traditionnel rendez-vous de Corte a débuté vendredi soir dans climat tendu, avec notamment une reprise des attentats. Quelques heures auparavant, une puissante charge a ainsi détruit une caisse régionale du Crédit Agricole à Ajaccio.
L'absence de l'assassin présumé du préfet de Corse Claude Erignac, va peser lourd sur le procès de ses huit complices présumés.
Les enquêteurs privilégieraient la piste d'un règlement de compte. Charles Pieri, son grand rival au sein des nationalistes, serait mis hors de cause.
En visite de vingt-quatre heures sur l'île vendredi, le ministre de l'Intérieur souhaite poursuivre le dialogue avec les élus de l'île sur le processus de Matignon, remis en cause par Corsica Nazione. Au même moment, un homme proche de François Santoni a été assassiné à Bonifacio (Corse-du-Sud).
La coalition nationaliste Corsica Nazione a décidé mercredi de "suspendre tout soutien au processus" de Matignon. Neuf nationalistes avaient été interpellés ce week-end avant d'être relâchés. Toutefois, la reprise du dialogue reste envisagée.
Plus de dix-huit mois après la signature des accords de Matignon entre les indépendantistes et le gouvernement, de lettres piégées en explosions en passant par les demandes d’amnistie, la violence et la polémique sont allées crescendo durant l’été. Avec en point d’orgue, l’assassinat la nuit dernière de François Santoni.
La gauche ne perçoit pas la revendication nationaliste d'une "libération" des détenus corses pour affaires de terrorisme comme une menace pour le processus de Matignon, alors que la droite y voit au contraire un coup fatal porté à la politique gouvernementale dans l'Ile de Beauté.
Au lendemain des rencontres de Corte, le gouvernement doit compter avec la surenchère des nationalistes, qui réclament désormais avec force la "libération" des détenus corses incarcérés pour des affaires de terrorisme.
D'après les premiers éléments de l'enquête, les colis envoyés à Marie-Hélène Mattéi et Jean-Guy Talamoni étaient piégés et susceptibles de tuer leurs destinataires. Ce mode opératoire est inédit en Corse, et laisse perplexe les enquêteurs. Talamoni estime que cet acte vient de l'extérieur de mouvement nationaliste.
Répandant des idées anciennes sur la supériorité des Pachtounes sur les autres peuples afghans, "Le Second porteur d'eau" est, malgré sa spécificité nationale, le fruit d'une galaxie de mouvements en exil, notamment en Allemagne. Son véritable auteur n'en est pas à sa première publication nationaliste.
Les responsables politiques croates de Bosnie-Herzégovine ne cessent de menacer la communauté internationale de faire sécession. Les soldats croates de l'armée de la Fédération croato-musulmane ont déserté en masse mercredi. Le réveil du nationalisme inquiète une nouvelle fois.
Daniel Vaillant l’a annoncé en milieu de journée : la deuxième étape de la réforme du statut de la Corse, après 2004, nécessitera une révision de la Constitution. Une demande qui figurait en tête des revendications des nationalistes corses…