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L'autopsie des corps des deux Français tués samedi au cours d'une intervention armée française contre des islamistes qui les avaient enlevés au Niger laisse un doute sur la version livrée par Paris imputant leur exécution aux ravisseurs.
Une source policière a révélé mercredi soir les 1ers résultats de l'autopsie réalisée après le rapatriement en France des corps des 2 Français tués samedi après leur enlèvement au Niger. Des zones d'ombres subsistent sur l'intervention militaire française.
Contrairement à la version française, le gouvernement nigérien affirme ne détenir aucun des deux ravisseurs capturés après l'enlèvement des deux Français, dont les corps ont été rapatriés mercredi à Paris.
Un avion d'Air France transportant les corps de deux Français tués samedi au lendemain de leur enlèvement au Niger s'est posé mercredi à 6 heures 10 à l'aéroport parisien de Roissy en provenance de Niamey.
Selon des sources locales, l'émir d'aqmi Mokhtar Belmokhtar serait le commanditaire de l'enlèvement. De son côté, Alain juppé assure avoir "toutes les raison de penser que les otages ont été exécutés par les ravisseurs".
Selon nos informations, le parquet de Paris a dépêché mardi matin à Niamey un membre de sa cellule antiterroriste afin d'y mener l'enquête sur l'enlèvement et la mort de deux Français. Sur place, deux ravisseurs présumés étaient interrogés.
Les corps des deux jeunes Français devaient être rapatriés en France mercredi. Les proches des deux jeunes victimes doivent être reçus par Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, une marche blanche aura lieu dimanche à Linselles (Nord), ville des deux victimes.
Le ministre de la Défense est arrivé à Niamey lundi en milieu d'après-midi pour rencontrer les autorités nigériennes et la communauté française. Il a affirmé qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique était à l'origine du rapt des deux jeunes Français.
L'assaut final contre les ravisseurs des deux Français tués après leur enlèvement vendredi au Niger a eu lieu en territoire malien, a affirmé lundi le Premier ministre. Cet assaut a été mené par les seules forces françaises.
Malgré son échec, l'opération militaire qui a tenté de libérer les deux otages français au Niger n'est pas remise en cause par la classe politique, expliquent les éditorialistes, qui soulignent "l'unité nationale contre le terrorisme".
Alain Juppé se rend ce lundi à Niamey, où sont déjà arrivés des policiers français, pour rencontrer les expatriés français et tenter de les rassurer. François Fillon va recevoir, de son côté, les présidents des deux assemblées, des groupes parlementaires et des commissions de la Défense et des Affaires étrangères des deux chambres.
Pour Alain Juppé, qui doit se rendre lundi au Niger, l'opération militaire franco-nigérienne destinée à libérer les otages français, apparemment exécutés par leurs ravisseurs soupçonnés d'appartenir à Al-Qaïda, est "pleinement assumée".
Même si l'enlèvement tragique de deux Français au Niger n'a pas été signé, l'opération rappelle beaucoup les rapts de cinq Français à Arlit, revendiqués par l'Aqmi. Mais une telle opération, si loin des zones où Al Qaïda se réfugie, serait une première inquiétante.
Après la mort de deux otages français au Niger, la France fait savoir à ses ressortissants voyageant au Sahel que plus "aucun endroit ne peut désormais être considéré comme sûr".
Dans quelles circonstances ont été tués les deux Français enlevés vendredi ? Quelles peuvent être les conséquences de ce rapt tragique pour les autres otages retenus dans la région ?
Les deux Français enlevés vendredi soir à Niamey, la capitale, ont été tués, ont indiqué samedi des sources nigériennes. Paris confirme et précise que les otages sont morts lors d'une opération de l'armée nigérienne coordonnée par la France.
Le chef de l'Etat a confirmé samedi que les deux Occidentaux enlevés lors d'une opération menée au beau milieu de Niamey, la capitale du Niger, sont bien des Français. Le commando aurait été repéré se dirigeant vers la frontière malienne.
Deux Occidentaux, probablement de nationalité française, ont été enlevés dans la capitale Niamey par un commando d'hommes décrits comme "enturbannés", fortement armés et communiquant en arabe.
Les expatriés français travaillant dans cette zone à cheval entre Niger, Mali et Mauritanie, où ont eu lieu les enlèvements de sept employés d'Areva et Satom, filiale de Vinci, doivent quitter le secteur pour Niamey. Les otages auraient pour leur part été emmenés au Mali.
Selon des sources sécuritaires, le groupe armé et les cinq Français et deux Africains qu'il a enlevés dans le nord du Niger ont gagné le désert malien. Niamey et Paris soupçonne Al-Qaïda au Maghreb islamique.