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Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.
L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu vendredi matin comme témoin par la police dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. Il se dit "soulagé".
L'ancien ministre de l'Intérieur va être cité en correctionnelle à l'initiative de l'avocat des victimes de l'attentat de Karachi qu'il aurait menacé dans des propos au Nouvel Observateur.
Brice Hortefeux a annoncé mardi qu'il allait porter plainte pour diffamation contre l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui venait lui même de déposer plainte contre lui pour "complicité de subornation de témoins".
Réactions - Les appels à des "explications" se multipliant, l'entourage du président monte au créneau. Conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino a affirmé samedi sur France2/France3 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi.
Une fille d'Hélène et Thierry Gaubert a accusé lundi sur Europe 1 sa mère, qui a mis en cause son père dans le scandale Karachi, d'être animée par un désir de vengeance et de vouloir l'"emmerder".
La princesse Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, a confirmé samedi sur Europe 1 que son mari, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, faisait "des voyages, surtout à l'étranger" et revenait "avec des sacoches" dans lesquelles "il y avait de l'argent".
Revue de presse - Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c'est Brice Hortefeux qui se retrouve dans la tourmente. Pour nombre d'éditorialistes, le président est "directement touché".
Brice Hortefeux a demandé vendredi "à être entendu par la justice" après sa mise en cause dans des révélations sur une conversation téléphonique entre lui et Thierry Gaubert, mis en examen dans l'affaire Karachi. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire.
L'ex-ministre de l'Intérieur a demandé vendredi soir "à être entendu par la justice" après avoir été mis en cause dans l'affaire Karachi. Il menace d'attaquer en diffamation.
L'ex-ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi avoir prévenu par téléphone son ami Thierry Gaubert, qui vient d'être mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi, que sa femme "balançait tout". Mais il nie avoir eu accès au dossier.
Réagissant à la mise en cause de deux proches du chef de l'Etat, l'Elysée a assuré que le nom de Nicolas Sarkozy n'apparaissait "dans aucun des éléments du dossier". Les magistrats s'insurgent : comment le savoir... sans violation du secret de l'instruction ? A gauche aussi, les critiques fusent.
Le groupe PS à l'Assemblée a demandé de nouveau jeudi "la levée du secret-défense" dans l'enquête judiciaire sur l'attentat de Karachi, après les mises en examen de deux proches du chef de l'Etat. A droite, Alain Juppé a dénoncé les "attaques insidieuses et calomnieuses" dont Sarkozy est "la cible".
Le groupe PS à l'Assemblée a demandé de nouveau jeudi "la levée du secret-défense" dans l'enquête judiciaire sur l'attentat de Karachi, après les mises en examen de deux proches du chef de l'Etat. A droite, Alain Juppé a dénoncé les "attaques insidieuses et calomnieuses" dont Sarkozy est "la cible".
L'Elysée a démenti, jeudi, dans un communiqué, tout lien entre Nicolas Sarkozy et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, après la mise en examen de deux de ses proches : Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.
Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans l'affaire Karachi mercredi soir. Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux jeudi, après avoir passé la nuit en garde à vue.
Après Thierry Gaubert mercredi, Nicolas Bazire, l'ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy a lui aussi été mis en examen jeudi pour "complicité d'abus de biens sociaux".
Revue de presse - Alors que la justice s'intéresse de près à deux proches du chef de l'Etat dans l'affaire Karachi, la presse voit déjà l'ombre du Pakistan se profiler sur la campagne présidentielle.
Directeur général de Groupe Arnault depuis 1999, Nicolas Bazire, en garde à vue dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995, a été le très jeune directeur du cabinet du Premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995.
Présenté à un juge mercredi, Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995. Parallèlement, Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue.