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Selon l'AIEA, si plusieurs centrales nucléaires japonaises ont été ébranlées et inondées par le séisme et le raz-de-marée de vendredi, les réacteurs sont intacts et les rejets radioactifs limités.
Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, a dénoncé lundi le discours "lénifiant" du gouvernement français face aux incidents nucléaires survenus au Japon et réclamé un référendum sur l'énergie nucléaire en France.
Face au risque au risque de contamination nucléaire, l'ambassade de France au Japon recommande à ses ressortissants de s'éloigner de Tokyo quelques jours.
Faut-il relancer le débat sur le nucléaire ? La presse française, en tout cas, l'a déjà fait. Plusieurs quotidiens soulignent que le "risque zéro" n'existe pas.
Conséquence du séisme de vendredi, la Bourse de Tokyo a perdu plus de 6% lundi, premier jour de cotation depuis la catastrophe. Les cours des actions des constructeurs automobiles, à l'arrêt, se sont effondrés. Les autres places boursières asiatiques sont en net recul.
Pour l'instant, l'opérateur Tepco, qui fournit tout l'est du japon, retarde les coupures ciblées prévues pour éviter une rupture massive d'approvisionnement en courant. Mais d'ici lundi soir ou mardi matin, la cité japonaise connaîtra des coupures par tranches de près de 4 heures.
Moins de trois jours après le séisme, suivi d'un tsunami, qui a ravagé les côtes nord-est du Japon, une réplique de magnitude 5,8 a secoué la région de Tokyo. Une vague a été signalée en mer, une alerte au tsunami a été lancée ; mais il n'y a pas eu de nouveau raz-de-marée.
L'accumulation d'hydrogène au niveau du réacteur n°3 a provoqué une double déflagration. Les autorités japonaises jugent "faible" la possibilité d'une importante fuite radioactive. La course contre la montre pour éviter un accident nucléaire majeur se poursuit, alors que le réacteur 2 est menacé.
L'accumulation d'hydrogène au niveau du réacteur n°3 a provoqué une double déflagration. Les autorités japonaises jugent "faible" la possibilité d'une importante fuite radioactive. La course contre la montre pour éviter un accident nucléaire majeur se poursuit, alors que le réacteur 2 est menacé.
L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a annoncé dimanche que "des rejets très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion" samedi du bâtiment du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima. "La situation à la centrale continue d'être grave", a déclaré le Premier ministre japonais dimanche.
Une explosion au niveau du réacteur 3 de la centrale de Fukushima, où le réacteur 1 avait déjà explosé samedi, n'était pas exclue dimanche.
Les personnalités politiques françaises opposées au nucléaire redoublent de critiques après l'accident dans une centrale japonaise endommagée par le séisme. "Aujourd'hui, on change de paradigme", a estimé Eva Joly. Nathalie Kosciusko-Morizet a exclu toute sortie du nucléaire.
Alors que la centrale de Fukushima connaît de graves problèmes, la centrale de Tokai était aux prises dimanche avec une panne du système de refroidissement de l'un de ses réacteurs. La radioactivité près de la centrale d'Onogawa ne serait pas liée à une défaillance de ses réacteurs.
L'arrêt de dix des cinquante réacteurs nucléaires à la suite du séisme au Japon risque d'entraîner un manque d'électricité et de conduire à programmer des coupures, a averti dimanche le ministre de l'Industrie. Le risque de black-out est réel. Et les conséquences économiques s'annoncent lourdes.
Peut-on écarter tout parallèle entre le cas de la centrale de Fukushima et celui de Tchernobyl ? Plusieurs spécialistes américains du nucléaire jugent au contraire la comparaison fondée. Certains soulignent que recourir à de l'eau de mer pour refroidir un réacteur est un "acte de désespoir".
La très violente secousse de 8,9 sur l'échelle de Richter qui a frappé le Japon, et a été suivie d'un tsunami dévastateur, a pris de court les systèmes de sécurité des centrales nucléaires. En France, quel est l'état du risque sismique ? Comment se comporteraient les centrales ?
Un nuage contaminé semblable à celui de Tchernobyl pourrait-il atteindre la France ? Peu probable pour l'instant, estiment les spécialistes : les rejets contaminés sont bien moins importants et les vents les entraînent vers l'océan Pacifique. Mais la vigilance est de mise.
Les équipes de secours affluent après le séisme. Le porte-avions américain Ronald Reagan est arrivé au large des côtes japonaises et devrait servir à approvisionner les hélicoptères engagés dans les opérations de secours. Des experts nucléaires ont également été envoyés par une agence américaine.
Les réacteurs 1 et 3 de la centrale Fukushima N°1 ont sans doute connu un début de fusion. Le risque : que la hausse de température et de pression à l'intérieur du bâtiment conduise à une nouvelle explosion. Pour l'éviter, il faut réinjecter de l'eau. Et libérer de la vapeur radioactive dans l'air.
Le gouvernement se retrouve sévèrement critiqué pour la lenteur de sa réaction après l'explosion qui s'est produite samedi à la centrale nucléaire Fukushima N°1. Egalement cible des piques de la presse : l'opérateur de la centrale, accusé de ne pas avoir pris de mesures de sécurité suffisantes.