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Un groupe d'islamistes radicaux, majoritairement pakistanais, soupçonné de préparer un attentat à Barcelone, a été démantelé samedi par la garde civile.
Le Pakistan enquête sur des informations indiquant que le n°2 d'Al-Qaïda aurait été tué lors d'une frappe aérienne américaine sur un village proche de la frontière afghane. Selon un haut responsable du renseignement pakistanais, Ayman al-Zawahiri ne figurerait pas parmi les morts.
Interrompu mardi pour cause de pluies diluviennes, le pont aérien a repris mercredi matin entre Islamabad et le Cachemire pakistanais où se concentrent la majorité des victimes du séisme de samedi. Le dernier bilan officiel diffusé par le Pakistan fait état d'au moins 23 000 morts.
Contrairement à ce qu'avait indiqué la police égyptienne lundi, aucun ressortissant du Pakistan ne serait impliqué dans les attentats commis dans la nuit de vendredi à samedi. Le bilan des explosions a été revu à la baisse, avec 64 morts comptabilisés.
Dans un discours à la nation très attendu, le président Musharraf a annoncé l'interdiction de trois groupes extrémistes pakistanais et de deux groupes pro-cachemiris. Mais pas question de changer la position pakistanaise vis-à-vis du Cachemire, ou de livrer à l'Inde les terroristes présumés qu'elle réclame.
Le secrétaire d'Etat américain a évoqué devant le général-président pakistanais la plupart des grands dossiers de la région. Frappes aériennes contre les taliban, question du Cachemire, futur gouvernement afghan, menaces islamistes : les deux hommes semblent d'accord sur tous ces points délicats.
Au lendemain de l'intervention des forces américaines en Afghanistan, de violents affrontements ont éclaté ce matin à Quetta, à l'ouest du Pakistan. Dans le même temps, le président Musharraf a réaffirmé son soutien aux opérations en cours, tout en assurant à son peuple que les frappes seraient "courtes" et "ciblées".
Alors que l'Afghanistan est devenu le centre de toutes les attentions, le chargé d'affaires de l'ambassade afghane à Paris dénonce les manœuvres pakistanaises, tendant à piéger les Etats-Unis dans une guerre perdue d'avance. Mehrabbudin Masstan appelle les Etats-Unis à aider la résistance, seule à même de vaincre le régime de Kaboul et l'organisation d'Oussama ben Laden.