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Les leaders de partis politiques en Grèce vont tenter mardi d'éviter au pays de nouvelles élections. Le chef de l'Etat grec Carolos Papoulias propose de former un gouvernement de personnalités.
Les rencontres entre dirigeants politiques dimanche à Athènes n'ont pas permis d'aboutir à la constitution d'un gouvernement de coalition pour éviter de nouvelles législatives, a déclaré la gauche démocratique. Les consultations doivent reprendre lundi.
Selon le leader de la gauche radicale, un accord aurait été conclu entre trois partis - conservateurs, socialistes et un petit parti de gauche - pour un gouvernement intérimaire chargé de mettre en oeuvre le programme d'austérité en Grèce. Toutefois, le petit parti de gauche dément formellement.
Toutes les tentatives de former une coalition ayant échoué depuis les législatives, le président grec Carolos Papoulias réunit ce dimanche les chefs de partis pour d'ultimes discussions afin d'essayer de trouver un gouvernement. Des politiques grecs eux-mêmes disent leur scepticisme.
Ayant échoué à constituer une coalition, le socialiste Evangélos Venizelos a dû rendre samedi au président Carolos Papoulias le "mandat exploratoire" que celui-ci lui avait confié. Seul espoir pour éviter de retourner aux urnes : une réunion de tous les dirigeants des partis, dimanche.
Après le parti de la Gauche radicale et les conservateurs, les sociaux-démocrates du Pasok ne sont pas parvenu à former un gouvernement. L'ultime chance pour former un gouvernement de coalition se trouve entre les mains du président qui devrait les jours prochains présider une réunion des partis dans ce sens.
Alexis Tsipras, dirigeant du parti grec de la Gauche radicale Syriza, ayant renoncé à former un gouvernement de coalition, cette lourde tâche revient à Evangélos Vénizélos, le dirigeant du parti socialiste grec. En cas de nouvel échec, c'est l'hypothèse d'un prochain retour aux urnes qui se profile.
Alexis Tsipras, chef du parti grec de gauche radicale Syriza, doit s'attaquer à la tâche délicate de former un gouvernement de coalition en Grèce. S'il échoue, "le mandat exploratoire" reviendra au troisième parti, les socialistes Pasok, selon la constitution.
Les législatives grecques ont débouché sur une situation politique complexe : Syriza, le parti de la gauche radicale, est arrivé en 2e position, devant les socialistes. A l'autre bout de l'échiquier, Chryssi Avghi, la formation d'extrême-droite, fait une entrée tonitruante au Parlement.
Les partis opposés à un accroissement de l'austérité ont raflé, en incluant une formation néonazie, un peu plus de la moitié des sièges au parlement. Les 149 autres sièges, soit moins que la majorité absolue, reviennent au Pasok et la Nouvelle Démocratie, qui gouvernent ensemble dans une coalition depuis novembre.
Les Grecs se rendent aux urnes ce dimanche pour des législatives anticipées censées mettre en place une majorité capable de sortir le pays de la crise économique. Le Pasok (gauche) et la Nouvelle démocratie (droite) devraient cependant être sanctionnés au profit de la gauche radicale et de l'extrême-droite.
Le dirigeant socialiste grec a démissionné samedi de sa fonction à la tête du Pasok, afin de permettre à son parti d'élire un successeur avant les prochaines élections anticipées. Selon de récents sondages, le Pasok devrait subir une lourde défaite à ce scrutin.
A peine en place, l'équipe de Lucas Papademos affronte ce jeudi une journée de mobilisation en forme de test : l'ampleur de la manifestation à Athènes contre l'austérité donnera le ton des relations qui vont s'établir entre une population réticente à de nouveaux sacrifices et le gouvernement.
La Grèce aura besoin d'un nouveau programme d'ajustement pour redresser son économie, a déclaré lundi le Premier ministre Lucas Papadémos devant le Parlement, ajoutant que les cent jours donnés à son gouvernement d'union ne suffiraient pas à accomplir cette tâche.
Alors que le nouveau Premier ministre grec a prêté serment vendredi (une cérémonie retardée par d'ultimes coups d'éclat des partis au moment de la formation du gouvernement de coalition), la tâche s'annonce immense pour redresser les finances d'un pays toujours menacé de défaut de paiement.
PORTRAIT - Ancien gouverneur de la Banque centrale grecque, où il a ancré le pays à l'euro, puis ancien vice-président de la Banque centrale européenne, Lucas Papademos, 64 ans, est un économiste apprécié des politiques. Sans expérience ministérielle, il aura la lourde tâche de redresser la Grèce.
Au terme de tractations politiques interminables qui ont une nouvelle fois mis à rude épreuve les nerfs des dirigeants de la zone euro, la droite et la gauche grecques ont réussi à s'accorder sur le nom du successeur de Georges Papandréou : ce sera Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE.
Les partis politiques grecs, en pourparlers sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, sont tombés d'accord pour nommer à sa tête l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne Lucas Papademos. Mais ce dernier aurait posé ses conditions.
Après d'interminables discussions, l'annonce du prochain gouvernement grec, prévue à l'origine lundi, devrait intervenir ce mardi. Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE, semble favori. Une réunion extraordinaire de l'actuel gouvernement est prévue à la mi-journée.
Le Premier ministre grec et le dirigeant de l'opposition conservatrice Antonis Samaras sont tombés d'accord sur la formation d'un gouvernement de coalition dimanche soir. Les deux hommes se reverront lundi pour discuter du choix du futur Premier ministre. Il ne s'agira pas de Papandréou.