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Les syndicats de surveillants de prison, qui protestent contre leurs conditions de travail, ont appelé lundi après-midi, à "poursuivre et amplifier" le mouvement de "blocage progressif" des prisons.
Ils seront peu à peu installés dans les cellules des prisons pour tenter de prévenir les suicides ou les meurtres de co-détenus, a annoncé mardi Rachida Dati.
Selon un rapport publié par la BBC, plus de 1000 membres des services pénitentiaires britanniques seraient corrompus. Ils accepteraient notamment d'introduire des téléphones et de la drogue en prison ou de transférer des détenus contre rémunération.
Au lendemain de la spectaculaire évasion d'Antonio Ferrara, les syndicats pénitentiaires réclament des mesures d'urgences pour enrayer le cycle infernal des évasions.
Depuis la tentative d'évasion à la prison de Fresnes, plusieurs gardiens de cet établissement et d'autres centres pénitentiaires du pays empêchent l'accès aux prisons. Ils réclament le renforcement de la sécurité et le passage aux 35 heures.
La grogne des surveillants de Fresnes gagne d'autres centres pénitentiaires. Des piquets de grève bloquent l'entrée des prisons de Poissy, Béziers et Clermont-Ferrand. Les syndicats de surveillants ont décidé hier après-midi d'une action au plan national jeudi prochain.
La prison de Fresnes vient d'être le théâtre d'une prise d'otages parmi les surveillants. L'un d'eux est grièvement blessé. Christophe Marques, secrétaire général adjoint du Syndicat national pénitentiaire Force ouvrière s'est rendu sur place. Coups de poing, morsures, insultes : il dénonce sur tf1.fr les conditions de travail déplorables des personnels et la sourde oreille du ministère.