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Pour la première année, le lundi de Pentecôte était un jour travaillé... Enfin, pas par tous. Les transports publics des villes de province ont été très perturbés, 20% au moins des enseignants ont fait grève et plusieurs entreprises ont tourné au ralenti. Tour d'horizon d'une journée de "solidarité".
Le gouvernement a choisi cette semaine pour faire connaître les métiers dits du "grand âge". Mais la polémique du lundi de Pentecôte ouvré au bénéfice des personnes âgées risque d'alourdir le climat social.
Le Conseil d'Etat a rejeté mardi la requête de la CFTC contre la suppression du jour férié le lundi de Pentecôte. La mesure ne constitue pas une "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de travail du salarié", selon l'ordonnance du juge des référés.
Selon la CGT, ils étaient dimanche plus de 80.000 à manifester à travers la France à l'occasion de la fête du Travail. Parmi les thèmes abordés dans la rue : l'emploi, les salaires, le lundi de Pentecôte, et le référendum à la Constitution européenne.
Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé jeudi, après réunion en séminaire de son gouvernement, que la suppression du lundi férié de Pentecôte sera maintenue, sauf accord dans les entreprises sur une autre date. Il a défendu le principe de la journée de solidarité, "appel à la fraternité entre toutes les Françaises et tous les Français".
C'est un séminaire gouvernemental aux allures de conseil de guerre qui s'ouvre ce jeudi à Matignon. Il s'agit de faire "un tour d'horizon" sur l'application de la journée de solidarité, alors que 2/3 des Français sont contre la suppression du lundi férié de Pentecôte et que les appels à la grève se multiplient.
La journée de solidarité instituée le lundi de Pentecôte est rejetée par la majorité des Français. Les syndicats appellent à la grève tandis que certaines entreprises et municipalités ont décidé de maintenir férié le 16 mai.
Le Premier ministre a indiqué que les deux milliards d'euros que doit rapporter la journée nationale de solidarité sont déjà affectés à l'aide des personnes âgées ou dépendantes. Des syndicats enseignants appellent au boycott.