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Le collège électoral pakistanais a élu samedi à la tête du pays Asif Ali Zardari, veuf de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto et personnalité controversée.
L'époux de Benazir Bhutto assassinée en décembre présente sa candidature à la présidence de la République pour succéder au général Pervez Musharraf, démissionnaire.
Pervez Musharraf a annoncé lundi qu'il démissionnait, à la veille d'une procédure de destitution annoncée par son gouvernement.
Le parti du chef de l'Etat pakistanais ne peut plus mathématiquement remporter les législatives. Mais Musharraf compte pas pour autant démissionner.
Le parti de Nawaz Sharif a "progressé fortement", a admis le porte-parole du parti du président Pervez Musharraf.
Plus de 80 millions de Pakistanais étaient invités à se rendre aux urnes lundi alors que le pays est touché par une vague d'attentats sans précédent.
Un suspect a avoué qu'il faisait partie d'un groupe de kamikazes qui devaient tuer Benazir Bhutto si l'attaque qui lui a été fatale avait échoué.
Le président pakistanais a affirmé que l'ex-Premier ministre était la seule responsable de l'attaque qui lui a coûté la vie.
Au lendemain de l'assassinat de Benazir Bhutto, ses partisans ont de nouveau laissé éclater leur colère vendredi.
La mort de Benazir Bhutto survient alors que le pays, en campagne électorale, est miné par les attentats islamistes et l'affaiblissement du président Musharraf.
Le président pakistanais a été investi jeudi pour un second mandat, au lendemain de sa démission de la tête de l'armée.
Après 46 ans passés dans l'armée, le chef de l'Etat pakistanais a abandonné formellement son uniforme mercredi.
Le président du Pakistan a réaffirmé samedi que l'état d'urgence ne pourrait être levé que lorsque la sécurité serait rétablie dans le pays.