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Air France doit dévoiler jeudi son plan d'économie. Selon Le Figaro, 5.000 postes devraient être supprimés. Les syndicats s'inquiètent de restructurations qui pourraient se multiplier... les entreprises attendant la fin de la présidentielle.
Fralib, Petroplus, ArcelorMittal, site Peugeot d'Aulnay : les dossiers de sites industriels menacés s'accumulent déjà sur la table du tout nouveau ministre du Redressement productif. Qui veut "ouvrir des discussions tous azimuts" avec les dirigeants des entreprises concernées.
Les trois candidats à la reprise de Petroplus Petit-couronne ont obtenu un délai d'un mois pour boucler leurs dossiers, a annoncé vendredi la direction de l'entreprise. C'est la seconde fois que la date-butoir, fixée initialement à la mi-mars, est repoussée.
L'Assemblée a adopté dans la nuit de mardi à mercredi, avec le soutien du PS, un texte UMP destiné à empêcher le détournement d'actifs d'une entreprise défaillante et visant explicitement Petroplus. Le PS a en revanche tenté en vain de faire passer ses propres propositions ciblant ArcelorMittal.
Alors que le président était aux côtés des salariés de Petroplus à Petit-Couronne, vendredi, le candidat socialiste se déplaçait à Florange pour rencontrer les ouvriers d'ArcelorMittal. Deux symboles des problèmes de l'industrie française devenus des outils de campagne.
Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime, s'est invité par surprise vendredi sur le site de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne pour accueillir Nicolas Sarkozy.
Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime, s'est invité par surprise vendredi sur le site de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne pour accueillir Nicolas Sarkozy.
Le président a annoncé, vendredi, aux salariés de la raffinerie de Petit-Couronne que l'activité allait reprendre "pour six mois" grâce au géant pétrolier. "Je ne dis pas que ça sauve la raffinerie mais c'est signé", a-t-il déclaré. La reprise est prévue "courant mai", a expliqué Petroplus.
L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, a confirmé vendredi son intérêt pour la reprise sous conditions de la raffinerie du groupe Petroplus.
Eric Besson veut rassurer les salariés de la raffinerie victime des déboires de Petroplus : il affirme que les salaires de janvier seront versés. Et il fait part des "soupçons" du gouvernement "sur les conditions de cette faillite". Les syndicats évoquent un repreneur possible, le groupe Klesch.
La justice française se penche sur un élément troublant : le compte bancaire de Petroplus France aurait été amputé d'une centaine de millions d'euros, alors que la raffinerie a été placée en redressement judiciaire pour six mois. Le groupe dément tout comportement frauduleux.
Le ministre de l'Economie, François Baroin, s'est fixé mercredi pour objectif "la préservation du site" de Petit-Couronne, au lendemain de l'annonce de la cessation de paiement de la raffinerie locale du groupe Petroplus, qui laisse six mois pour "la recherche d'un repreneur".
Le groupe suisse de raffinage a annoncé mardi qu'il se dirigeait vers la faillite faute d'un accord avec ses banques. Sa filiale française, basée à Petit-Couronne, a déposé son bilan et a été placée en redressement judiciaire.
"Ce que je crains, c'est que petit bout par petit bout, on n'ait plus de raffinerie dans notre pays ou qu'il en reste une ou deux", a dit le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, vendredi sur LCI.
"Je demande au PDG de Petroplus (...) qu'il nous aide à favoriser la reprise (...) parce que nous voulons aller vite pour maintenir l'activité industrielle à Petit-Couronne", a fait savoir Eric Besson, vendredi sur RTL, tout en soulignant qu'une "raffinerie ne peut pas être arrêtée longtemps".
Le groupe suisse, en grande difficulté financière, annonce la mise en vente de sa raffinerie normande. "Je demande au PDG de Petroplus (...) qu'il nous aide à favoriser la reprise", a réagi Eric Besson.
Si le raffineur suisse, dont les crédits ont été coupés, a annoncé un accord provisoire avec des créanciers, il n'a rien dit sur l'avenir de trois de ses raffineries à l'arrêt dont celle de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Eric Besson reçoit le patron du groupe cet après-midi.
François Hollande s'est rendu au siège de l'entreprise en Normandie, jeudi. Il appelle l'Etat à prendre ses responsabilités et redit l'urgence à sauver cette raffinerie.
Alors que le PDG du groupe Petroplus, en grande difficulté et à sec de crédit, était reçu à Matignon, François Hollande, depuis la raffinerie de Petit-Couronne, a dénoncé l'inaction de l'Etat dans ce dossier : "C'est un enjeu local mais c'est aussi une responsabilité nationale".
Alors que le PDG du groupe Petroplus, en grande difficulté et à sec de crédit, a rendez-vous à Matignon, François Hollande se rend à la raffinerie de Petit-Couronne, menacée, et qui emploie 550 salariés.