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L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été relaxé vendredi par la cour d'appel de Paris dans l'Angolagate. L'homme d'affaires Pierre Falcone a vu sa peine diminuée de 6 ans à 30 mois ferme.
Une peine de 3 ans avec sursis a été requise vendredi contre l'ancien ministre de l'Intérieur, jugé pour trafic d'influence dans un volet connexe de l'Angolagate. Deux peines de six ans ferme ont été requises contre Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak.
Le parquet va faire connaître dans la journée ses réquisitions au procès en appel de l'Angolagate, dossier de trafic d'armes présumé vers l'Angola doublé d'accusations de financement politique illégal. Un dossier fleuve qui a encore connu un nouveau retard inattendu vendredi...
Au premier jour du procès en appel de l'Angolagate, sombre affaire de trafic présumé d'armes vers l'Angola, l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone ont adopté une stratégie de défense agressive.
La cour d'appel de Paris se penche mercredi sur l'"Angolagate", une vente d'armes doublée d'un imbroglio politico-financier, avec Pierre Falcone et Charles Pasqua en prévenus vedettes deux ans après le premier procès.
Dans le Figaro, l'ex-ministre de l'Intérieur assure que Juppé, Balladur, Chirac et Mitterrand étaient au courant de ventes d'armes à l'Angola.
Condamné, l'ancien ministre de l'Intérieur demande la levée du secret-défense sur les opérations de ventes d'armes à l'étranger effectuées par la France.
Jean-Christophe Mitterrand écope pour sa part de 2 ans de prison avec sursis mais d'une amende de 375 000 euros dans l'affaire de vente d'armes à l'Angola. Jacques Attali et Georges Fenech ont, en revanche, été relaxés.
Pierre Pasqua a vu sa peine réduite en appel dans l'affaire des détournements de fonds de la Sofremi. Pierre Falcone reste condamné à un an ferme.
Le procureur a également requis mercredi 3 ans avec sursis contre Charles Pasqua dans l'affaire de vente d'armes de guerre en Angola dans les années 90.
L'avocat de l'Etat africain a déposé un recours, au nom du "respect du secret défense" d'un pays étranger, pour que le procès de l'Angolagate ne se tienne pas.
Falcone, Gaydamac, Marchiani, Pasqua, Attali, Sulitzer, Mitterrand... : Pas moins de 42 personnes sont soupçonnées d'avoir touché des pots-de-vins dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola.
Condamnés dans le dossier des commissions occultes versées par la Sofremi entre 1993 et 1995, ils écopent également d'une amende de 300 000 euros.
Deux ans ferme ont été requis lundi contre le fils Pasqua et un an ferme contre l'homme d'affaires Pierre Falcone pour détournements de fonds au préjudice de la Sofremi.