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L'accès au port de Marseille, bloqué depuis mardi après-midi par les marins CGT de la compagnie SNCM, a été dégagé jeudi par la force publique. 14 marins ont été placés en garde à vue.
En grève depuis le 31 janvier, ils bloquent encore mercredi les deux passes, sud et nord, du port de Marseille.
Un rapport de la Cour des comptes épingle les conditions salariales du Port de Marseille : les grutiers n'effectueraient que 3h30 de travail éffectif par jour pour un salaire compris en 3500 et 4500 euros. En toile de fond, la perte de puissance du port de Marseille qui est passé de la 4e à la 5e place.
Au 18e jour de grève, la CGT a obtenu gain de cause. Des agents du port de Marseille seront bien employés sur le futur terminal gazier.
Les syndicats présentent en ce moment aux grévistes un protocole de fin au conflit qui paralyse depuis le 14 mars les terminaux pétroliers à Marseille.
Les discussions entre la CGT et la préfecture sont dans une "sorte d'impasse", mais le dialogue n'est pas rompu, a déclaré jeudi le préfet.
GDF a fait de nouvelles propositions au cours de la rencontre à la préfecture, jugées non convaincantes par les grévistes. Les discussions continuent.
Après le rejet mardi du protocole de sortie de crise au port de Marseille, Breton appelle à la raison, syndicats et direction cherchent des médiateurs.
Après 14 jours de blocage, la grève du port de Marseille risque d'affecter l'activité des raffineries. Les industriels estiment que les premiers effets se feront sentir d'ici début avril dans les stations service.