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C'était la dernière réforme, taillée sur mesure pour lui, de Silvio Berlusconi avant de quitter le pouvoir : la modification de 50 articles de la Constitution pour accroître les prérogatives des régions. Les résultats de ce référendum seront connus cet après-midi.
Romano Prodi a présenté mercredi son gouvernement au président de la République italienne - une équipe de 25 ministres formée après de longues et difficiles tractations. La prestation de serment devant le chef de l'Etat italien a eu lieu dans l'après-midi.
La défaite étant consommée, Silvio Berlusconi a présenté, comme attendu, sa démission au chef de l'Etat. Une formalité qui ouvre la voie à la formation d'un nouveau gouvernement confiée à Romano Prodi.
Alors que Silvio Berlusconi, reconnaissant sa défaite, devrait démissionner mardi, il a fallu quatre tours de scrutin aux deux candidats de la gauche italienne pour remporter la présidence des deux chambres du Parlement. Des élections difficiles qui ont montré toute la fragilité de la coalition emmenée par Romano Prodi.
La Cour de cassation a validé mercredi la victoire de la coalition de gauche menée par Prodi face au bloc de droite de Berlusconi. Forza Italia, le parti du "Cavaliere", a "pris acte" de la validation tout en promettant de nouveaux recours pour contester les résultats.
Romano Prodi a exigé samedi que Silvio Berlusconi reconnaisse sa défaite aux législatives italiennes. Le chef du gouvernement sortant lui a une nouvelle fois proposé de faire une grande coalition.
Le ministère de l'Intérieur italien a largement revu à la baisse le nombre de bulletins contestés. Il n'y a en finalement que 5 266, dont 2 131 à la Chambre des députés. Insuffisant pour faire pencher la balance, puisque Prodi l'a emporté avec 25 000 voix d'avance sur Berlusconi.
Le chef du gouvernement italien a une nouvelle fois dénoncé mercredi soir "les magouilles" durant les législatives, remportées lundi par son rival Romano Prodi. Il s'est dit "confiant" que la victoire finale lui reviendra.
Pourquoi tant d'incertitude sur le résultat final ? Prodi pourra-t-il gouverner librement ? Retour sur la folle journée électorale italienne et projections sur les incertitudes à venir.
Selon les dernières projections, la coalition de gauche, qui a remporté la Chambre des députés avec 25 000 voix d'avance, a également gagné au Sénat grâce au vote des Italiens de l'étranger. Son leader revendique donc la victoire, contestée par le Premier ministre sortant, qui demande un nouveau comptage des voix.
L'Union de la gauche de Romano Prodi a obtenu 340 des 630 sièges de députés grâce à une avance de 25 224 voix sur la coalition de droite dirigée par Silvio Berlusconi. Mais, au Sénat, le camp sortant a décroché 155 des 315 sièges, contre 154 pour la gauche. Le vote des étrangers peut y boulerverser la donne. Le porte-parole de Silvio Berlusconi réclame un nouveau décompte des voix.
Seconde journée des législatives aujourd'hui en Italie. Les premières estimations sont attendues dès la fermeture des bureaux de vote, à 15h. Dimanche, deux Italiens sur trois avaient déjà voté pour départager Silvio Berlusconi et Romano Prodi.
Au lendemain de son débat houleux avec Romano Prodi, le Premier ministre italien s'est fendu d'une nouvelle tirade. "Les Italiens ne sont pas assez couillons" pour voter à gauche, a-t-il lancé.
Attaqué sur sa politique fiscale, le leader du centre-gauche Romano Prodi a voulu rassurer les Italiens lundi soir face à Silvio Berlusconi qui a beaucoup promis mais a perdu son sang-froid plusieurs fois, lors du dernier duel télévisé avant les législatives des 9 et 10 avril.
Silvio Berlusconi et Romano Prodi ont débattu mardi soir sur un même plateau de télévision pour la première fois de la campagne des législatives italiennes des 9 et 10 avril. Un débat très technique et une rencontre très encadrée, à la demande de Prodi, finalement donné vainqueur par les sondages.
L'ancien président de la Commission européenne a recueilli plus de 70% des suffrages lors d'une primaire à gauche en vue des législatives de mai. Il sera le chef de la coalition qui affrontera la droite menée par Silvio Berluscon.