Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
Public et privé ont défilé main dans la main mardi pour protester contre les suppressions de postes et de formation dans l'Education nationale. A Lille ou à Rennes, l'ampleur de la mobilisation est inédite.
Témoignages - Mardi, les enseignants du privé battront le pavé à côté de leurs collègues du public. Eux-aussi veulent protester contre les suppressions de postes et les classes surchargées. TF1 News a recueilli leurs doléances.
Témoignage - Elle fait partie des quelque 15.000 enseignants-stagiaires qui ont fait leur première rentrée cette année, sans aucune formation : Maryline, 22 ans, est devenue prof d'anglais au collège. Alors que Luc Chatel a promis aux syndicats un premier bilan en novembre, elle raconte à TF1 News ses tribulations et son malaise.
Le ministre de l'Education nationale a annoncé jeudi que "d'ici la fin de l'année, chaque établissement devrait être muni d'un plan de prévention contre les violences scolaires". Il comprendra un "partenariat plus resserré" avec police et gendarmerie.
Un élève de 6e a essayé d'étrangler mardi une enseignante du collège Lenain de Tilmont, à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. La jeune femme, qui n'a pas été blessée, a porté plainte.
Lundi après-midi, un individu extérieur à l'établissement a pénétré dans une salle de classe pour frapper une enseignante du lycée Camille-Claudel. L'ensemble du personnel a cessé le travail mardi matin pour tenir une réunion sur le sujet.
Le ministre de l'Education nationale, qui a rendu visite lundi soir à Karen Montet-Toutain, blessée par un de ses élèves en décembre à Etampes, a annoncé une circulaire "afin d'établir les procédures pour que l'enseignant n'ait pas de doute sur ce qu'il doit faire s'il est agressé".
Comme il menaçait de le faire, le personnel éducatif du lycée professionnel a annoncé qu'il n'accueillera pas les élèves mercredi, malgré l'annonce dans la journée d'un renforcement de l'encadrement, avec notamment la création d'un poste de proviseur-adjoint.
Violences, menaces de mort, stress, difficultés avec la hiérarchie... Mais aussi amour du métier, relation de confiance établie avec les élèves mais minée par les émeutes urbaines : des enseignants témoignent auprès de tf1.fr de leur quotidien en ZEP.