Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP dont les prothèses mammaires sont mises en cause dans une affaire sanitaire, a été incarcéré mardi soir à Marseille pour ne pas avoir payé sa caution.
Alors que la mise sur pied de la logistique nécessaire pour assurer un grand nombre d'opérations de retrait de ces implants mammaires dangereux tarde encore, et que les problèmes financiers ne sont pas réglés, environ 900 porteuses de prothèses PIP ont choisi de se faire opérer sans attendre.
Dans leur rapport remis au gouvernement, la Direction générale de la Santé et l'Agence des produits de santé recommandent un renforcement des exigences de mise sur le marché et de surveillance du marché des dispositifs médicaux.
Le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP a été mis en examen pour "blessures involontaires". Mais certaines victimes ne comprennent pas pourquoi il a été laissé libre et sont en colère contre son absence de regret.
Arrêté jeudi, le fondateur de Poly Implant Prothèse (PIP), au centre d'un scandale d'implants mammaires frelatés, a été mis en examen pour "blessures involontaires" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire contre le versement d'une caution de 100.000 euros.
INFO TF1 - Jean-Claude Mas, fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, et Claude Couty, numéro 2 de l'entreprise, ont été interpellés jeudi matin dans le Var et placés en garde à vue. Il a été transferé dans la soirée au palais de justice pour être entendu.
Avec une maison-mère au Delaware, des prête-noms décédés au Luxembourg et des financements opaques, la face cachée de PIP ajoute au trouble de l'affaire des prothèses défectueuses.
Les implants dits "micro texturés" produits par Poly Implant Prothèse de 2006 à 2010 étaient remplis d'un gel médical légal, avance jeudi L'Express sur son site Internet. Une information qui contredit le patron de l'Afssaps. En janvier, ce dernier avait affirmé "qu'aucun élément ne laissait penser qu'il y ait eu de bonnes prothèses". L'Afssaps n'a pas fait de commentaires.
Jean-Claude Mas, fondateur de la société PIP, a admis de nouveau avoir produit des prothèses mammaires frauduleuses, tout en niant leur toxicité et en s'en prenant aux décisions du ministère de la Santé.
L'Afssaps indique mardi que toutes les prothèses mammaires vendues en France sont "conformes" à la réglementation. L'agence exclut de publier un classement des implants à la demande de certains chirurgiens.
Nicolas Sarkozy a promis "la transparence la plus totale" dans l'affaire des prothèses mammaires de la société française PIP, dans une interview au Généraliste, hebdomadaire qui s'adresse aux médecins, à paraître le 13 janvier.
Selon d'ex-membres de la société PIP entendus par les enquêteurs, l'entreprise était au courant du nombre anormal de ruptures de prothèses, et préférait indemniser les patientes. Un chirurgien marseillais affirme pour sa part avoir dû alerter l'Afssaps à plusieurs reprises avant d'être entendu.
Un processus de fabrication détaillé par oral, sans trace écrite, des produits cachés lors des contrôles : dans un procès verbal de novembre 2010 révélé par TF1, Jean-Claude Mas a détaillé devant les enquêteurs comment il avait pu commercialiser des implants mammaires emplis de gel industriel.
Il dénonce un "nombre impressionnant de contre-vérités" et redit n'être pas en fuite. Jean-Claude Mas a publié jeudi un communiqué pour dire qu'il réservait ses déclarations à la justice, qui l'a déjà entendu deux fois dans l'affaire des implants mammaires PIP.
Alors que le scandale des implants PIP prend de l'ampleur, le ministre de la Santé réclame une refonte des règles européennes en la matière, avec un régime d'autorisation de mise sur le marché, comme pour les médicaments.
RTL affirme que ces prothèses, potentiellement cancérogènes, contiennent un mélange de produits jamais testés cliniquement. L'avocat de PIP dément catégoriquement. Le plus important distributeur de produits chimiques au monde a admis avoir fourni du silicone industriel à PIP.
Selon Nice Matin, Jean-Claude Mas figure dans l'organigramme d'une société au nom de ses enfants, France Implant Technologie (FIT), créée en juin 2011. Mais le fondateur affirme que le projet est abandonné.
Derniers développements dans l'affaire PIP : la société est accusée d'avoir sciemment commercialisé des implants défectueux. Les chirurgiens qui ont opéré les patientes victimes sont eux aussi pointés du doigt. L'Afssaps, quant à elle, est accusée de ne pas avoir rempli son rôle d'autorité de contrôle.
La Caisse Nationale d'Assurance maladie (Cnam) va déposer plainte d'ici quelques jours au pénal dans l'affaire des prothèses mammaires PIP "pour tromperie aggravée et escroquerie".
Jean-Claude Mas fait l'objet d'une demande d'arrestation par l'organisation policière internationale... Les prothèses mammaires commercialisées par sa société sont soupçonnées d'être dangereuses pour la santé.