Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
Alors qu'un comité central d'entreprise est prévu jeudi matin au siège de PSA, les syndicats liront une lettre adressée au président de la République pour demander des garanties sur l'avenir du site d'Aulnay, l'un des trois plus touchés par les suppressions d'emplois.
"Je prends acte de ce qui a été dit ce matin par le président de PSA qui dit 'pas de plan social, pas de licenciement économique'. J'en prends acte, mais je veux le voir", a déclaré Xavier Bertrand sur France Info.
"Je vais être très clair. Pour les 2.000 postes concernés, je prends l'engagement qu'il n'y a pas de plan social, qu'il n'y a pas de licenciement économique", a dit jeudi matin sur RTL, le président du directoire de PSA Peugeot Citroën Philippe Varin.
A Sochaux, dans le Doubs, site historique de PSA, un millier d'emplois seraient menacés, notamment chez les ingénieurs qui conçoivent les voitures de demain. Des pertes d'emplois qui risquent aussi d'affecter la région.
Le gouvernement sera "vigilant" sur le sort des salariés de PSA Peugeot Citroën, a assuré mercredi la ministre du Budget, au lendemain de l'annonce par le groupe automobile de la suppression de plusieurs milliers de postes en France.
Alors que le constructeur français annonce la suppression de 6.800 postes en France, l'allemand Volkswagen et le britannique Jaguar comptent embaucher.
"D'abord il n'y a pas de fermeture de site. Sevelnord et Aulnay ne fermeront pas. PSA ne prévoit aucun licenciement ni aucun plan de départ volontaire," a dit mardi à l'Assemblée nationale, Eric Besson, le ministre de l'industrie.
L'annonce de suppression de milliers de postes en France chez PSA a choqué les salariés du groupe, qui se sont mobilisés.
Le groupe PSA Peugeot Citroën va supprimer plus de 4.000 postes en France en 2012, dont environ la moitié chez des prestataires travaillant surtout dans la recherche et le développement. Ils ont manifesté à Paris devant le siège du groupe.
Jean-François Kondratiuk, secrétaire du syndicat FO de PSA Poissy se dit choqué par les suppressions de postes annoncées. Il s'étonne aussi que le groupe automobile ait créé 4000 postes en avril et qu'il en supprime autant 6 mois après.
Le groupe PSA Peugeot Citroën va supprimer plus de 4.000 postes en France en 2012, dont environ la moitié chez des prestataires travaillant surtout dans la recherche et le développement ont annoncé mardi les syndicats.
Face à des résultats en baisse, le constructeur va engager 800 millions d'euros de réductions de coûts supplémentaires en 2012. Résultat concret : 3.500 suppressions de postes en Europe, auxquels s'ajouteront la fin de 2.500 emplois parmi les prestataires externes.
Face à des résultats en baisse, le constructeur va engager 800 millions d'euros de réductions de coûts supplémentaires en 2012. Selon son directeur financier, tous les effectifs pourraient être concernés - et pas seulement les intérimaires.
Renault va arrêter certaines usines en novembre par des journées non travaillées afin de réguler ses stocks. Le groupe PSA avait déjà annoncé son intention de faire de même, réduisant aussi les contrats d'intérimaires.
Anticipant une baisse des ventes automobiles dans toute l'Europe, le groupe commence par mettre fin à des contrats d'intérimaires de l'usine d'Aulnay. Mais au-delà, des syndicats redoutent qu'il n'en vienne à supprimer jusqu'à 10% de ses effectifs en France.
La direction de PSA Peugeot Citroën n'a pas apporté jeudi d'engagement sur l'avenir de l'usine d'Aulnay-sous-Bois aux syndicats, contrairement à ce que réclamaient les représentants du site, à l'issue d'un comité central d'entreprise extraordinaire.
A l'issue du comité d'entreprise extraordinaire, Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT, a indiqué que la direction d'Aulnay "refuse de s'engager par écrit pour confirmer un nouveau véhicule sur le site, la seule façon de le faire vivre". Il a rappelé les engagements du groupe devant l'Etat à ne pas fermer le site au moment de la réception des aides.
S'il se dit "rassuré" par les démentis de rumeurs de fermetures d'usines, le premier ministre a indiqué qu'il rappellerait Philippe Varin à ses obligations, "compte tenu des aides très importantes que le gouvernement a apporté à l'industrie automobile".
Après les accusations de la CGT, qui, s'appuyant sur un document interne, affirme que plus de 6000 emplois sont menacés au sein du groupe, François Fillon souligne que les entreprises automobiles "sont redevables à la nation, qui les a aidées". Tout en se disant "rassuré" par le patron de PSA.
Deux sites de PSA employant 6200 personnes, dont celui d'Aulnay-sous-Bois, sont-ils menacés de fermeture d'ici 2014 ? La CGT l'affirme, citant un document interne. Pour la direction, ce projet n'est "pas d'actualité". Une rencontre entre Eric Besson et le président du directoire de PSA est annoncée.