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Les combats faisaient rage vendredi entre rebelles et forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi dans la ville de Misrata assiégée et pilonnée sans relâche depuis un mois et demi par les troupes gouvernementales.
Au moins deux rebelles et un médecin ont été tués jeudi par un raid aérien dans la région de Brega, théâtre de combats entre insurgés et forces pro-Kadhafi. A l'étranger, les inquiétudes grandissent quant au risque d'un enlisement du conflit.
Des avions de l'Alliance atlantique ont touché jeudi une position des insurgés opposés à Mouammar Kadhafi près de Brega, dans l'est du pays. Il y aurait au moins deux morts.
Dans un message décousu de trois pages, Kadhafi s'adresse à Obama en l'appelant "notre fils" ou "excellence" et l'implore de faire cesser une "guerre injuste contre le petit peuple d'un pays en développement". Réponse sèche d'Hillary Clinton : il doit retirer ses troupes et partir en exil.
Alors que les responsables insurgés accusent l'Otan de les avoir abandonnés, les forces pro-Kadhafi poursuivaient leurs bombardements sur la ville insurgée de Misrata. L'Otan promet "tout faire" pour venir en aide à la rébellion.
Le chef d'état-major des insurgés lance un appel à l'aide : "Si l'Otan attend encore une semaine de plus, ce sera la fin de Misrata", affirme-t-il, dénonçant le manque de réactivité des frappes internationales, alors que la ville a été bombardée par les pro-Kadhafi toute la journée de mardi.
Le colonel Kadhafi, qui a réapparu lundi soir en public, semble désormais disposé à négocier. Les avions américains ont cessé leurs frappes.
Un émissaire envoyé en Grèce puis en Turquie pour trouver "une solution" et deux de ses fils proposant une transition vers une démocratie constitutionnelle: le colonel Kadhafi semble désormais disposé à négocier.
D'intenses combats ont fait rage dimanche aux portes du site pétrolier de Brega entre les rebelles et les forces loyales à Mouammar Kadhafi, affaibli par une nouvelle défection dans son entourage.
Croyant qu'on lui tirait dessus, un avion de la coalition a ouvert le feu par erreur vendredi soir sur un convoi de rebelles. 4 civils et 9 rebelles ont été tués. Les rebelles affirment contrôler le site pétrolier de Brega.
Le régime de Kadhafi a rejeté vendredi soir l'offre de cessez-le-feu des insurgés. Sur le terrain, les combats se sont poursuivis toute la journée, notamment sur le site pétrolier de Brega à l'est de Tripoli. L'UE se prépare pour une mission militaire humanitaire.
Les insurgés exigent notamment que les forces de Mouammar Kadhafi suspendent leur offensive contre leurs positions.
Après le départ du chef de la diplomatie libyenne, pilier du camp Kadhafi, les rumeurs de défection se multiplient. Un conseiller d'un fils du leader libyen, Saïf al-Islam, serait en pourparlers avec le gouvernement britannique.
Même s'il a perdu son ministre des Affaires étrangères, qui a pris la fuite, le dirigeant libyen affirme que les Occidentaux pourraient "perdre le contrôle" de la situation et créer une guerre entre chrétiens et musulmans.
Prenant des libertés avec la résolution 1973 de l'ONU, Obama a donné son feu vert à des actions de la CIA sur le sol libyen. L'Otan a pris le commandement des opérations militaires alors que le cap des 2000 sorties aériennes a été franchi. Le camp Kadhafi enregistre une défection de taille.
Alors que les bombardements ne semblent pas suffisants aux insurgés pour renverser le dirigeant libyen (qui a même repris Ras Lanouf mercredi matin), la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis n'excluent plus désormais de leur fournir des armes. Problème : ils outrepasseraient en partie le mandat de l'Onu.
Ras Lanouf à l'Est, Zaouïah à l'Ouest : les forces pro-Kadhafi ont encore gagné du terrain ce vendredi.
Les forces fidèles au président libyen continuent de gagner du terrain vers l'Est ce vendredi. Le contrôle du site pétrolier de Ras Lanouf pourrait leur permettre de couper l'approvisionnement de Benghazi, siège des insurgés.
Un des fils du dirigeant Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a affirmé jeudi que la victoire était "en vue" en Libye, où les forces loyalistes ont gagné du terrain dans leur progression vers l'Est tenu par les rebelles.
Le plan d'action que le chef de l'Etat compte proposer ce vendredi aux dirigeants européens réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles est vivement critiqué par plusieurs pays.