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Le Parlement réuni à Versailles a adopté lundi la réforme des institutions par 539 voix contre 357, soit une seule voix de plus que la majorité requise des 3/5èmes des suffrages exprimés.
A deux jours du Congrès de Versailles, le Premier ministre prend les devants et annonce qu'il ne croit pas à un rejet du texte et que si cela arrivait il ne se sentirait pas désavoué.
Dans une interview à "France Soir", il dénonce le "jeu de dominos" qui a conduit à la rédaction du texte. Il estime qu'il ne votera pas en sa faveur lundi.
Alors que Nicolas Sarkozy a convoqué jeudi le Parlement en Congrès à Versailles, Jukien Dray (PS) s'émeut des tractations visant à faire passer la réforme.
Les députés PS affirment que les ultimes propostions de Nicolas Sarkozy sur la réforme des institutions n'auront aucun effet sur leur vote. La réforme doit obtenir trois cinquièmes de vote favorables au Congrès, alors que le PS votera "unanimement contre" et que la majorité est loin d'être unie.
A six jours du Congrès de Versailles, à l'issue très incertaine, l'Exécutif s'est mobilisé pour convaincre les députés de voter pour la réforme des institutions.
Malgré un mal de dos, le Premier ministre, se rend mardi au Sénat où il prononcera un discours pour la 2ème lecture du projet de réforme des institutions.
François Fillon a donné mardi son accord à un "compromis" retenant la solution prônée par le opposants les plus farouches à l'entrée d'Ankara dans l'UE.
Après la fronde des sénateurs qui ont réécrit complètement le projet de loi, de plus en plus de voix, à droite comme à gauche, affirment que la réforme n'ira pas jusqu'à son terme.
S'ils ont voté le projet de réforme des institutions dans la nuit de mardi à mercredi, les sénateurs ont rejeté la limitation du recours à l'article 49-3.
Le texte a été adopté au cours d'une séance pendant laquelle la garde des Sceaux Rachida Dati a été particulièrement malmenée.
Les députés socialistes ont décidé mardi de voter, en première lecture, contre le projet de loi sur la modernisation des institutions.
Parmi les signataires de cet appel publié dans Le Monde, Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen ou Didier Migaud. "Je trouve formidable qu'ils aient franchi le pas", affirme le patron du groupe UMP.
Pour faire adopter son projet de réforme des institutions, dont l'examen débute mardi à Versailles, la majorité doit compter sur le vote ou au pire l'abstention du Parti socialiste.
Selon le secrétaire d'Etat Roger Karoutchi, le projet de réforme des institutions pourrait évoluer, à condition qu'il garde "sa cohérence initiale".
Les présidents des deux principaux groupes de l'Assemblée Jean-François Copé (UMP) et Jean-Marc Ayrault (PS) se sont rencontrés mardi.
La réforme des institutions sera au coeur d'une réunion entre Jean-François Copé et Jean-Marc Ayrault ce mardi à 17h45.
Edouard Balladur, qui préside le comité sur la réforme des institutions, est opposé au report de la discussion parlementaire à l'automne comme le réclame l'opposition et certains députés de droite.
Jean-François Copé affirme que le texte ne peut "pas être adopté en l'état" et doit faire l'objet d'une "contribution majeure du groupe UMP" sur des points "importants". "
Jacques Chirac, président en exercice de l’Union, effectue un tour des capitales européennes pour convaincre ses partenaires de l’absolue nécessité de réussir la réforme des institutions avant l’élargissement au sommet de Nice.