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Le tribunal correctionnel de Nantes a considéré lundi que le conducteur avait agi "sous la contrainte" lors de l'accident mortel à un péage en juillet 2006.
La justice rend lundi son jugement après la mort d'une employée fauchée à un péage en 2006 par une voiture dont le conducteur met en cause une défaillance du régulateur de vitesse.
Le conducteur du véhicule qui a fauché et tué vendredi une employée d'autoroute à un péage au sud de Nantes, a été mis en examen mercredi pour homicide involontaire. L'homme a invoqué "un problème de régulateur de vitesse" pour expliquer pourquoi il ne s'était pas arrêté.
Un chauffeur-routier qui avait dû rouler pendant plus de 120 kilomètres sans pouvoir s'arrêter, selon lui à cause d'un régulateur de vitesse bloqué, a de nouveau porté plainte à Arras contre Iveco pour "mise en danger de la vie d'autrui".
Dans un communiqué, Renault a indiqué jeudi que le rapport d'experts réalisé à la demande de la justice sur la Vel Satis dont le chauffeur affirmait qu'une panne de régulateur de vitesse l'avait obligé à rouler durant une heure à près de 200 km/h, écarte "tout dysfonctionnement" du régulateur.
Au lendemain de la remise du rapport de contre-expertise sur sa Vel Satis, Hicham Draa, qui se disait victime d'une panne de régulateur, réaffirme : "je ne suis pas un affabulateur". D'après Renault, ce rapport exclut "tout dysfonctionnement sur la fonction régulation de vitesse" et confirme les analyses de ses propres techniciens.
Croyant s'exprimer à l'abri des journalistes, Rémy Heitz a émis des réserves sur les régulateurs de vitesse et annoncé le lancement d'une "campagne de communication" sur leur "bon usage", avec, à la clé, des mesures surprenantes. Toutefois, le projet pourrait ne pas voir le jour.
Les deux spécialistes, mandatés par la justice pour comprendre pourquoi le véhicule se serait mis à rouler à 200 km/h durant près d'une heure, ont obtenu mercredi matin un second report. Le délai d'un mois supplémentaire devrait leur permettre de "finaliser la rédaction de leur rapport".
Plusieurs avocats de victimes de dysfonctionnements du régulateur de vitesse ont décidé jeudi d'unir leurs forces afin de "mieux se défendre" contre Renault.
Un commercial lorrain a décidé d'engager des poursuites contre Renault pour "mise en danger de la vie d'autrui" après avoir perdu le contrôle de son véhicule et survécu par miracle à un accident. Une nouvelle fois, le fonctionnement du régulateur est pointé du doigt.
Dans un long entretien accordé à tf1.fr, Yann Vincent, le directeur Qualité de la marque au losange, revient sur six mois d'effervescence autour des régulateurs de vitesse. Il retrace les travaux sans précédent effectués par ses équipes et livre son verdict. Pour lui, la "seule explication" résulte d'une confusion dans les pédales.
Face aux témoignages d'automobilistes mettant en cause le fonctionnement de leur régulateur, Renault a lancé une campagne de communication afin d'en expliquer davantage le fonctionnement. 600.000 dépliants sont annoncés.
Accidentée le 22 février sur une autoroute de Savoie, Stéphanie, 31 ans, affirme que le régulateur de vitesse de sa Toyota est restée bloqué, l'empêchant de freiner. Témoignage.
Une conductrice savoyarde accidentée à un péage, à la fin du mois de février, affirme que le régulateur de vitesse installé à bord de sa Corolla est resté bloqué. Fait aggravant : les airbags ne se seraient pas déclenchés lors de la collision.
Un automobiliste victime d'un grave accident dans le Pas-de-Calais aurait mis en cause le fonctionnement du régulateur de sa Renault Scénic. Alors qu'il roulait sur l'autoroute A1, il affirme ne pas avoir pu ralentir à l'approche d'un péage.
Cinq mois après l'affaire de la Vel Satis de l'A 71, une nouvelle expertise a été ordonnée mercredi sur un véhicule Renault. Le tribunal de grande instance de Bordeaux a désigné deux spécialistes pour analyser la Clio dont le régulateur de vitesse serait, selon sa conductrice, à l'origine d'un accident.
Interrogé lundi dans Le Figaro, le PDG de Renault regrette une "cristallisation" des problèmes de régulateurs de vitesse sur sa marque. Pour lui, "la confusion [des conducteurs] entre les trois pédales" pourrait être à l'origine des cas recensés et non pas "des problèmes électroniques".
Confronté à de nombreuses affaires invoquant des pannes de régulateurs de vitesse, le constructeur a "encouragé" ses clients à venir ce samedi dans ses concessions pour s'informer sur le fonctionnement de ces outils. Invoquant les conclusions d'un groupe de travail interne, Renault affirme n'avoir constaté à ce jour aucune défaillance de ses véhicules.
Une automobiliste, après un accident dans la région de Bordeaux, affirme avoir été victime d'un régulateur de vitesse défaillant sur sa Renault Clio et a porté plainte. Le constructeur invite les conducteurs à une séance de rappel du "bon usage" des régulateurs.
Garagiste en Haute-Vienne, Jean Delirant a connu un grave problème avec sa Vel Satis en fin d'année dernière. Il revient pour tf1.fr sur sa mésaventure et son bras de fer avec Renault.