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14 ans après, le massacre des moines de Tibéhirine reste entouré de nombreuses zones d'ombre. Etait-ce un attentat des islamistes ou une bavure de l'armée algérienne? De retour d'Algérie où il a cherché à en savoir plus, Christophe Pallée est l'invité de Romain Hussenot.
Villepin, Lahoud, Gergorin, Rondot, Sarkozy... Tous sont concernés par l'affaire des fichiers falsifiés dont le procès s'ouvre le 21 septembre. Mais qui a fait quoi ?
INFO LCI -Ce sera la 2e fois qu'elle sera entendue dans l'affaire Clearstream. Son statut de simple témoin signifie qu'une éventuelle complicité n'a pas été mise en évidence.
L'ex-Premier ministre s'est retrouvé mardi en porte-à-faux avec MM. Gergorin et Rondot sur le contenu d'une réunion qu'ils ont eue le 9 janvier 2004.
Dans une interview à Paris Match, le personnage clef de l'affaire Clearstream dit avoir voulu faire "disparaître ses notes" en "accord" avec l'ex-Premier ministre.
Entendu mardi, le général Philippe Rondot confirme l'une de ses notes et ainsi l'idée d'une implication de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream.
Des notes de Rondot jointes au dossier Clearstream pointeraient la participation de l'UMP Gaston Flosse à cette "filière nipponne", selon Le Canard Enchaîné.
Le général Philippe Rondot, ancien expert du renseignement français, affirme ne pas avoir reçu l'ordre de "cibler Nicolas Sarkozy", dans une lettre adressée aux magistrats chargés de l'enquête dans l'affaire Clearstream.
L'infiltration du système informatique de Clearstream aurait été réalisée "en liaison avec des responsables du ministère de la Défense", selon l'ex vice-président d'EADS dont les confidences aux juges d'instruction ont été divulguées par Marianne dimanche.
Le général, ancien conseiller du ministre de la défense pour le renseignement, dont les carnets ont été divulgués dans la presse, assure s'être "mélangé" dans ses déclarations aux juges. Il soutient n'avoir jamais été chargé par le Premier ministre d'enquêter sur l'affaire.
Le général Rondot n'a pas livré le nom du corbeau lors de sa première audition devant les juges, le 28 mars, pour "protéger" Dominique de Villepin, selon Le Monde de mardi qui révèle de nouvelles notes du militaire.
L'audition du général Rondot, ce matin, par les juges en charge de l'affaire Clearstream, aura duré à peine plus d'une heure. L'ex-conseiller de MAM pour le renseignement a refusé de répondre aux questions, hors la présence de son avocat.
INFO LCI : Dominique de Villepin a demandé personnellement au général de libérer l'informaticien Imad Lahoud en garde à vue dans une affaire d'escroquerie le 29 mars 2004. C'est ce qui ressort d'une note écrite par le général et que s'est procuré LCI. Matignon a aussitôt démenti.
L'audition du général Rondot par les juges en charge de l'affaire Clearstream a débuté vers 10 heures ce matin au pôle financier du Palais de Justice de Paris. Un peu plus tôt, des policiers étaient allés chercher "de force" l'ancien officier à son domicile de Meudon.
Contrairement à ce que craignait son avocat, le protagoniste-clef de l'affaire Clearstream n'a pas été amené de force samedi soir devant les juges. Des policiers se sont bel et bien rendus vers 20 heures à son domicile mais seulement pour se faire remettre les codes d'accès de l'immeuble.
L'informaticien dément, dans le Figaro, avoir pénétré le système informatique de la société Clearstream pour y chercher des listes de comptes à la demande de Jean-Louis Gergorin. Par ailleurs, le patron de la DST nie avoir évoqué l'affaire avec le même Gergorin lors d'une rencontre en 2004.
Le parquet de Paris a requis jeudi soir l'usage de la force pour faire entendre le général Philippe Rondot, témoin capital de l'affaire Clearstream, par les deux juges qui en sont en charge. "On attend sereinement que les juges viennent le chercher", a déclaré sur LCI.fr son avocat maître Eric Morain. Mon avocat ne résistera pas".
Dans une interview exclusive diffusée dimanche soir sur TF1, l'informaticien, qui est l'un des personnages centraux de l'affaire Clearstream, affirme : "Je ne suis pas le corbeau." Il dit aussi avoir "peur physiquement".
Le général Philippe Rondot ne se rendra pas aux convocations de la justice dans l'affaire Clearstream. Il l'affirme dans un entretien avec Le Journal du Dimanche. Ce personnage clé de l'affaire affirme que ses notes ne sont que des "mémos" publiés par la presse "à des fins douteuses".
Selon le journaliste Stéphane Denis, parent du général, des contacts ont eu lieu "ces derniers jours" entre l'Elysée et Philippe Rondot. L'entourage de Jacques Chirac a démenti vendredi tout "contact entre l'Elysée et M. Rondot". Ce dernier sera à nouveau entendu les 18 et 22 mai.