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Le Monde publie jeudi des notes du général Philippe Rondot, acteur clé dans l'affaire Clearstream, qui, selon le quotidien, constituent "une pièce à charge contre les plus hauts responsables du pouvoir exécutif".
Le journaliste Stéphane Denis affirme dans une interview au Point qu'il a transmis en septembre 2004 et avril 2005 un message oral du général Rondot à Nicolas Sarkozy sur l'enquête Clearstream. Le ministre de l'Intérieur dément.
Selon l'hebdomadaire satirique, le général Rondot aurait affirmé dans sa déposition que Jacques Chirac possédait un compte de 300 millions de francs au Japon. Le chef de l'Etat "dément catégoriquement", Rondot dénonce des "propos tronqués".
L'ex-conseiller de MAM, spécialiste du renseignement et un des principaux protagonistes de l'affaire Clearstream, a demandé mardi à avoir accès au dossier sous le statut de témoin assisté.
Dans les colonnes du Figaro, le général Rondot affirme n'avoir jamais reçu d'ordre de Dominique de Villepin d'enquêter sur Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream. La mention "Fixation Sarkozy. Méfiance" qu'il avait notée sur un carton serait "une réflexion personnelle et non un ordre d'enquêter".
Selon son entourage, le général Rondot s'est dit "scandalisé" par "l'utilisation biaisée" d'éléments tirés de la procédure Clearstream. "Je suis instrumentalisé dans cette affaire (...) Jamais Dominique de Villepin ne m'a ordonné de prendre pour cible Nicolas Sarkozy", aurait dit l'ex-agent de la DST.