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Un attentat suicide revendiqué par Al-Qaïda a tué au moins 90 soldats lundi à Sanaa, capitale du Yémen, lors de la répétition d'un défilé militaire. L'attaque intervient en plein milieu d'une vaste opération de l'armée contre l'organisation terroriste dans le sud du pays.
Un attentat suicide a tué plusieurs dizaines de personnes lundi à Sanaa, capitale du Yémen, lors de la répétition d'un défilé militaire. Toutes les victimes seraient des soldats. L'attaque intervient en plein milieu d'une vaste opération de l'armée contre Al-Qaïda dans le sud du pays.
Gravement brûlé dans l'attaque de son palais le 3 juin à Sanaa, le président yéménite soigné en Arabie saoudite est apparu jeudi à la télévision le visage brûlé et les mains recouvertes de bandages.
Les premiers ont appelé, lundi, à "une transition immédiate" du pouvoir tandis que les seconds souhaiteraient que le président Saleh agisse "dans le meilleur intérêt de son peuple", après son départ en Arabie Saoudite.
Le président yéménite blessé vendredi dans un bombardement se fait soigner à Ryad. Les jeunes animateurs de la contestation considèrent cet exil provisoire comme "la chute du régime".
Des heurts ont opposé samedi à Sanaa des hommes armés tribaux aux forces du chef de l'Etat Ali Abdallah Saleh, blessé la veille dans un bombardement du palais présidentiel et confronté à nouvelles défections au sein de l'armée.
Les affrontements qui opposent, dans les rues de Sanaa, les forces gouvernementales et les combattants d'un influent chef tribal, ont poussé l'UE à mettre en place un dispositif d'évacuation des Européens encore sur place.
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a été blessé vendredi dans un bombardement du palais présidentiel à Sanaa. Dans une allocution radiodiffusée, il assure qu'il va bien. Mais le Yémen semblait au bord de la guerre civile après cette journée.
De violents combats opposent dans les rues de Sanaa les forces gouvernementales et les combattants d'un influent chef tribal, alors que les forces de sécurité se sont déployées en force à Taëz, une ville du sud-ouest, pour empêcher un rassemblement anti-régime.
Des milliers de combattants tribaux ont tenté de marcher jeudi sur la capitale Sanaa pour prendre part aux affrontements entre les partisans de leur chef et ceux du président contesté. Des appels à manifester vendredi ont été lancés par les deux camps.
Des milliers de combattants tribaux se dirigent vers Sanaa pour prendre part aux affrontements entre leur chef et le président contesté Ali Abdallah Saleh. Devant la virulence des combats, les vols à l'aéroport de Sanaa ont été suspendus.
Les appels internationaux n'y font rien : le bras-de-fer sanglant qui oppose le plus puissant chef tribal du Yémen au président Saleh menace de provoquer de nouveaux affrontements meurtriers ce vendredi, jour de prière. Les Etats-Unis redoutent que le Yémen ne plonge dans l'anarchie.
Les combats qui opposent les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh aux puissantes tribus du pays s'intensifient à Sanaa, la capitale.
Le régime yéménite a une fois de plus fait face à des manifestations monstres dans plusieurs villes du pays. Dans la capitale, desaffrontements entre manifestants, qui réclament le départ du président, et la police ont fait 14 blessés.
Les défections à l'encontre d'Ali Abdallah Saleh se multiplient ces derniers jours et la colère est de plus en plus vive. Lundi, des dizaines d'officiers de l'armée yéménite se sont joints à la protestation.
Comme chaque vendredi, des milliers de manifestants ont profité de la prière hebdomadaire pour exprimer leurs revendications dans plusieurs pays. Quatre personnes ont été tuées au Yémen.
Des dizaines de milliers de partisans de l'opposition yéménite manifestaient jeudi matin à Sanaa pour réclamer des réformes démocratiques, à quelques centaines de mètres d'un rassemblement similaire de partisans du pouvoir.
Hicham Assem, qui a comparu mardi pour avoir tué Jacques Spagnolo le 6 octobre, aurait des liens avec Anwar Al-Aulaqi. Cet imam américano-yéménite est accusé d'être l'instigateur d'assassinats d'Occidentaux au nom d'Al-Qaïda.
Travaillant pour le groupe autrichien OMV, il a été pris pour cible par un garde de la société, qui aurait des liens avec la mouvance islamiste. Un diplomate britannique a de son côté échappé de peu un attentat.
Reportage - Denis Brunetti, le correspondant de TF1 au Proche-Orient, s'est rendu à Sanaa, la capitale du Yémen, placé sous le feu de l'actualité depuis la tentative d'attentat contre le vol Amsterdam-Detroit.