Abonnez-vous aux flux RSS de TF1 News
Le nouveau président tunisien, dont le Journal du Dimanche publie un long entretien, ne ménage pas ses critiques envers les Français qui sont, selon lui, ceux qui comprennent le moins le monde arabe. "L'esprit colonial, c'est terminé", assène-t-il en réaction aux craintes de Hubert Védrine.
Des milliers de Tunisiens dont le président Moncef Marzouki, se sont rassemblés samedi pour commémorer le premier anniversaire du soulèvement populaire déclenché le 17 décembre à Sidi Bouzid et couronné le 14 janvier par la chute du régime de Ben Ali.
Le 17 décembre 2010, Mohammed Bouazizi, un vendeur ambulant, s'immolait après une altercation avec une policière à Sidi Bouzid, en Tunisie. L'événement allait déclencher la révolte dans le pays puis dans tout le monde arabe.
Au lendemain de l'annonce officielle de la victoire d'Ennahda aux élections, Rached Ghannouchi, le fondateur du parti, affirme qu'il souhaite "construire un régime démocratique" et redit son "engagement envers les femmes"
De nouvelles manifestations ont eu lieu vendredi matin dans la ville qui a lancé la révolution en Tunisie. Des partisans de Hechmi Haadmi protestaient contre l'invalidation de plusieurs sièges obtenus lors des élections.
DECODAGE - Après l'annonce officielle des résultats, les islamistes d'Ennahda disposent d'une majorité relative à l'Assemblée constituante. En position de force pour diriger le gouvernement, ils devront néanmoins composer avec les autres forces politiques.
A Sidi Bouzid où avait débuté la révolution, des troubles ont éclaté à l'annonce des résultats. Des groupes de jeunes ont mis à sac le local d'Ennahda, et jeté des pierres sur les forces de l'ordre.
Des centaines de jeunes ont mis à sac le local du parti islamiste Ennahda, vainqueur des 1res élections libres de Tunisie, à Sidi Bouzid où avait débuté la révolution. A l'originie : l'annonce du résultat final provisoire et surtout l'invalidation de listes populaires dans cette circonscription.
Neuf mois après la chute de Ben Ali, les Tunisiens ont voté en masse dimanche pour élire leur Assemblée constituante. Selon les premières estimations, la participation atteint les 70%. Les islamistes d'Ennahda sont favoris de ce scrutin. Les résultats seront annoncés mardi.
Neuf mois après la chute de Zine Ebedine Ben Ali, les Tunisiens se rendent aux urnes ce dimanche pour élire leur Assemblée constituante. Les islamistes d'Ennahda sont favoris de ce scrutin.
REPORTAGE - Le 17 décembre 2010, l'altercation entre Feyda Hamdi et Mohammed Bouazizi, qui allait s'immoler dans la foulée, déclenchait indirectement la révolution. Dix mois après et quelques jours avant les premières élections de dimanche, notre envoyé spécial, Vincent Roux, est retourné sur place.
Sidi Bouzid, épicentre de la révolte tunisienne cet hiver, perd à nouveau l'un de ses jeunes lors d'une manifestation. Outre la mort de l'adolescent de 14 ans, deux autres personnes ont été grièvement blessées dimanche.
Sa compagne s'est adressée à la presse en lisant un texte à sa sortie de l'avion: "Il a été victime d'un tir délibéré en pleine tête. Il a été, comme tant d'autres ce jour-là, abattu par la police tunisienne".
Des manifestations contre la présence de ministres de l'ère Ben Ali dans le nouveau gouvernement se sont poursuivies dans la nuit de mercredi à jeudi. En signe d'apaisement, le gouvernement a promis une "rupture totale avec le passé". 33 membres de la famille du président déchu ont été arrêtés.
Les défilés contre la présence de ministres de l'ère Ben Ali dans le nouveau gouvernement se sont poursuivis mercredi. En signe d'apaisement, le gouvernement a promis une "rupture totale avec le passé". 33 membres de la famille du président déchu ont été arrêtés dans la soirée.
A Tunis, la police est intervenue contre les artistes ce mardi en début d'après-midi. A Kasserine, où le bilan des émeutes serait de 50 morts selon les syndicats, la situation est toujours chaotique.
Dénonçant dans un discours télévisé des "actes terroristes impardonnables", le président tunisien a en contrepartie promis la création de 300.000 emplois d'ici 2012 afin de calmer la contestation contre le chômage.
La révolte sans précédent que connaît la Tunisie depuis la mi-décembre contre le chômage a dégénéré ce week-end en émeutes sanglantes, faisant 14 tués par balles selon le gouvernement et au moins 20 selon l'opposition. Un membre du gouvernement donne un signe d'ouverture.
Un dirigeant de l'opposition a fait état dimanche d'au moins 20 personnes tuées par balles à Thala et Kasserine, dans le centre-ouest de la Tunisie, et a appelé le président Zine El Abidine Ben Ali à "faire cesser le feu".
Alors que les derniers affrontements ont fait au moins quatre morts, la centrale syndicale unique, l'Union générale des travailleurs tunisiens, a affiché son soutien aux revendications "légitimes" du mouvement de protestation.