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Quelques heures après la visite surprise de Barack Obama, une maison abritant des étrangers a été attaquée dans la capitale afghane. Une manière pour les talibans de rappeler qu'ils peuvent frapper quand ils veulent.
Un an jour pour jour après la mort d'Oussama ben Laden, le président américain était en visite en Afghanistan. Barack Obama et Hamid Karzaï ont signé un partenariat. Après cette visite, un attentat à la voiture piégée a été revendiqué par les Talibans à Kaboul.
Pour Hamid Karzaï, ce scandale justifie que les Occidentaux transfèrent "dès que possible" aux Afghans la responsabilité de la sécurité du pays. Avant le président afghan, les talibans avaient jugé "inhumaines" ces photos de soldats américains posant avec des cadavres de rebelles.
Le Los Angeles Times a diffusé mercredi une série de clichés pris en 2010 et montrant des soldats américains se faisant photographier, tout sourire, aux côtés de cadavres d'insurgés.
INTERVIEW - Pour Karim Pakzad, chercheur sur l'Afghanistan à l'Institut des relations internationales et stratégiques, les attentats perpétrés dimanche et lundi par les talibans dans la capitale afghane les placent en position de force pour le futur.
Le président afghan a demandé jeudi aux forces sous commandement de l'Otan de se retirer de tous les villages et zones reculées d'Afghanistan après le massacre de 16 villageois dimanche par un militaire américain. Les talibans, eux, suspendent les négociations.
Le jeune couple de Suisses avait été enlevé il y a plus de huit mois dans le sud-ouest du Pakistan.
Des fragments de restes humains retrouvés après le 11-Septembre ont été incinérés et jetés dans une décharge, a indiqué mardi le département américain de la Défense, des faits que la Maison Blanche a jugé "inacceptables".
Au lendemain du meurtre de deux Américains à Kaboul, Hillary Clinton a affirmé que les violences devaient "cesser". Alors que l'Otan et Londres ont décidé la veille de rappeler "tous leurs personnels" dans les ministères, Paris et Berlin ont annoncé le "retrait provisoire" de tous leurs agents.
Pour la cinquième journée consécutive, des centaines d'Afghans sont descendus dans les rues, samedi, pour protester contre l'incinération de Corans. Au moins six manifestants sont morts. À Kaboul, deux membres de l'Isaf ont été tués au sein du ministère de l'Intérieur. L'Otan a décidé de rappeler "tous ses personnels" dans les ministères.
Un soldat afghan et onze civils sont morts vendredi lors de manifestations anti-américaines contre l'incinération de Corans. Les protestataires ont notamment essayé de marcher sur le consulat des Etats-Unis de Herat.
Deux membres de l'Isaf ont été tués jeudi par un soldat afghan. Une attaque peut-être liée aux émeutes meurtrières provoquées par des accusations lancées contre des soldats américains, soupçonnés d'avoir brûlé des Corans. Barack Obama a écrit une lettre d'excuses au président afghan.
Les violences qui ont débuté mardi se poursuivent dans de nombreuses villes afghanes, et ont déjà fait plusieurs morts. L'armée américaine, dont des soldats ont été accusés d'avoir brûlé des exemplaires du Coran, se confond en excuses, en vain.
Des milliers d'Afghans se sont rassemblés mardi devant la principale base américaine en Afghanistan, accusant des soldats de l'Isaf d'avoir brûlé des exemplaires du Coran. Le général Allen a dû présenter des excuses, sans pour autant confirmer les faits, et a promis une enquête.
Le militaire afghan responsable de la mort de quatre instructeurs français fin janvier venait de réintégrer l'armée afghane, qu'il avait désertée, par le biais d'un pot-de-vin versé à un recruteur afghan. Il avait déjà payé ce dernier pour entrer dans les rangs de l'armée quelques mois plus tôt.
Lors de la réunion de Bruxelles où l'Otan a décidé, comme la France, de stopper ses opérations de combat en 2013 pour se consacrer alors à la formation de l'armée afghane, Gérard Longuet a précisé le dispositif français qui restera ensuite en Afghanistan à la fin de la mission proprement dite en 2014.
A l'issue de son entretien à l'Elysée avec Hamid Karzaï, son homologue afghan, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi que le rapatriement des troupes de combats françaises serait achevé dès la fin de 2013, soit presque un an avant le terme jusque-là retenu par l'Otan.
Prévue avant la mort des quatre soldats français tués par un militaire afghan la semaine dernière, la visite du président afghan en France ce vendredi prend un autre relief. Même si un retrait immédiat est exclu, le chef de l'Etat devrait lui demander des gages, sous peine d'un départ avant 2014, la date pour l'instant prévue.
REVUE DE PRESSE - Pour la presse régionale, il est grand temps pour la France de retirer ses troupes déployées en Afghanistan. Certains éditorialistes notent que la "probable montée de l'émotion dans l'opinion publique" face aux pertes françaises pourrait accélérer la décision de Nicolas Sarkozy.
DECRYPTAGE - Le décès des quatre soldats français, tués vendredi par un homologue afghan, met en exergue l'infiltration des forces de sécurité par la rébellion. Si la France n'est victime de ce mode opératoire que pour la 2e fois, la coalition y fait face depuis plus de deux ans.