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Le Premier ministre a justifié mardi matin, sur Europe 1, l'opération lancée au Mali contre les ravisseurs de Michel Germaneau. Une opération qui reste controversée. Il a promis de "traquer les terroristes et de les livrer à la justice", tout en écartant toute idée de "représailles".
Le Premier ministre a justifié mardi matin, sur Europe 1, l'opération lancée au Mali contre les ravisseurs de Michel Germaneau. Une opération qui reste controversée. Il a promis de "traquer les terroristes et de les livrer à la justice", tout en écartant toute idée de "représailles".
"Saint laïc" venu "donner son âme aux dunes du désert", Michel Germaneau reçoit les hommages unanimes de nombreux titres ce mardi matin. Mais l'opération lancée contre ses ravisseurs suscite les doutes et les interrogations.
Après l'attaque mauritano-française de jeudi dernier contre le camp d'Al-Qaïda au Maghreb islamique où Paris espérait trouver Michel Germaneau, des observateurs craignent que les islamistes ne se vengent contre des cibles mauritaniennes.
Hervé Morin revient sur l'opération lancée jeudi dernier avec l'armée mauritanienne contre l'Aqmi. Opération à laquelle la France n'a fait que se joindre avec l'espoir de retrouver Germaneau : "les Mauritaniens étaient informés d'une attaque (...) nous avions décidé d'apporter notre concours".
Le chef de l'Etat a confirmé, lors d'une déclaration à l'Elysée, la mort de Michel Germaneau, détenu par l'Aqmi. Il a affirmé que cette mort ne resterait pas impunie, et a exhorté les Français à éviter tout séjour dans le Sahel.
Le parquet confirme l'implication de l'armée dans la mort en 2009 de Florent Lemaçon, le skipper pris en otage par des pirates somalien. "L'Etat assumera", assure le ministre de la Défense.
Selon le gouvernement somalien, les deux agents enlevés mardi sont désormais détenus tous les deux par les shebab, un groupe islamiste extrémiste.
Europe 1 affirme que la balle fatale reçue par le skipper du bateau est celle d'une arme appartenant à l'un des hommes du commando français.
Les trois pirates somaliens capturés après la libération du voilier Tanit, qui s'est soldée par la mort du skipper, ont été mis en examen et écroués vendredi.
L'autopsie du corps de Florent Lemaçon, tué lors de l'assaut du voilier par les forces françaises, n'a pas permis de déterminer l'origine de la balle fatale.
Le ministre de la Défense a insisté sur la nécessité que ces Somaliens arrêtés lors de l'opération militaire française soient jugés en France.
Florent Lemaçon a été tué la semaine dernière lors d'une opération militaire française au large de la Somalie. Son autopsie aura lieu à Rennes.
Le fondateur du GIGN, Christian Prouteau, estime que l'emploi d'un commando de marine pour libérer des otages n'était pas la bonne solution.
Richard Phillips était retenu en otage depuis cinq jours en plein océan Indien par des pirates somaliens. Il a été libéré "sain et sauf" dimanche.
Ils avaient été libérés il y a deux jours. Leur avion est arrivé dimanche à Villacoublay peu avant 17 heures.
Uun remorqueur italien a été capturé samedi dans le golfe d'Aden, alors que le capitaine américain d'un cargo, attaqué mercredi, est toujours otage.
L'aventure du navire avait débuté à l'été 2007 à Vannes, lorsque la famille Lemaçon s'était installée à bord du voilier pour préparer son odyssée.
Alors qu'Hervé Morin n'exclut pas que Florent Lemaçon, tué lors de l'assaut du navire, ait pu être victime d'un "tir français", les anciens otages sont attendus en France dimanche.
La France a libéré vendredi par la force quatre de ses ressortissants, retenus en otages sur un voilier, dans le golfe d'Aden, par des pirates somaliens. Le propriétaire du voilier et père de l'enfant qui se trouvait à bord est mort au cours de l'opération.