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La loi des finances rectificative est présentée aujourd'hui en conseil des ministres. Elle reprend les annonces du 29 janvier de Nicolas Sarkozy, dont la mise en place d'une taxe sur les transactions financières. Décryptages de cette mesure.
La taxe sur les transactions financières, défendue par la France et l'Allemagne, est "tout simplement de la folie", a déclaré jeudi à Davos le Premier ministre britannique David Cameron, devant le Forum économique mondial.
Cécile Duflot interrogée mardi par LCI sur la proposition de taxe sur les transactions financières présentée par Nicolas Sarkozy, a estimé que la "spécialité" du président sur le plan fiscal était "le pipeau".
La ministre du Budget a estimé mardi sur France 2 que la taxe sur les transactions financières "n'a de sens que si elle est portée par l'Europe". "Cette taxe n'a de sens que si elle est portée par l'Europe parce que si la France la met en place seule, évidemment, elle sera contournée", a-t-elle ajouté.
REACTIONS. Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Julien Dray, Manuel Valls ou Benoît Hamon au PS, mais aussi François Bayrou, Eva Joly ou Dominique de Villepin réagissent à la taxe sur les transactions financières que veut instaurer le gouvernement.
La taxe sur les transactions financières (ou taxe Tobin) que Paris est déterminé à instaurer en dépit de l'opposition de ses professionnels de la finance, est un mécanisme destiné à la fois à décourager la spéculation et à apporter de nouvelles ressources fiscales.
Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, a affirmé, dimanche sur Radio J, qu'il y aurait un "texte financier en conseil des ministres probablement en février" pour mettre en oeuvre la taxation sur les transactions financières.
Le président du Parti radical a estimé samedi qu'il ne "fallait pas attendre" pour instaurer une taxe sur les transactions financières, demandant au gouvernement de l'inscrire "en urgence" à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé, jeudi au sommet du G20, que l'instauration d'une taxe sur les transactions financières était ""techniquement possible"", ""financièrement indispensable"" et ""moralement incontournable"".
Le Royaume-Uni a réaffirmé que cette taxe sur les transactions financières, que Paris et Berlin veulent mettre en place au niveau européen, ne pouvait s'appliquer qu'au niveau mondial.