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Dans une interview au JDD, le leader indépendantiste affirme qu'il ne souhaite pas rompre les liens avec Paris. Dans le même temps, il dénonce l'attitude de Jacques Chirac et de la ministre de l'Outremer Brigitte Girardin tout au long de la crise.
L'assemblée de Polynésie examine vendredi et samedi une motion de censure contre Gaston Flosse après l'élection partielle de dimanche. Le sénateur UMP a proposé jeudi, en vain, un "gouvernement d'union" à son opposant indépendantiste, Oscar Temaru.
Les responsables de l'ADN, Nicole Bouteau et Philip Schyle, ont annoncé mardi qu'ils "voteront" la motion de censure pour renverser le président de la Polynésie si la motivation de cette motion leur convient. En revanche, ils ne rallieront pas le camp de l'indépendantiste Temaru.
Fin de l'impasse en Polynésie française : une élue de l'Alliance pour une démocratie nouvelle (ADN), Patricia Jennings, a rejoint le parti de l'indépendantiste Oscar Temaru, lui permettant d'obtenir la majorité des sièges à l'Assemblée.
Le leader indépendantiste est arrivé en tête des législatives partielles qui se tenaient dimanche, suite à l'invalidation de l'élection du 23 mai 2004. Sa liste a obtenu 25 sièges contre 10 à la liste de l'UMP Gaston Flosse et 2 à celle de Nicole Bouteau.
Le président sortant de la Polynésie française a entamé mardi matin un jeûne, avec "ministres et élus" pour protester contre l'élection à la tête du territoire de l'UMP Gaston Flosse. Ce dernier a, de son côté, réaffirmé son "autorité".
Le quorum n'a pas pu être atteint mardi à l'Assemblée pour procéder à l'élection d'un nouveau président. Une nouvelle séance de vote est programmée pour vendredi mais les partisans du président renversé contestent la légalité de cet agenda.
L'Assemblée territoriale de Polynésie se rassemble pour désigner un nouveau chef de l'éxecutif. Mais les partisans du président renversé, Oscar Temaru, et la gauche nationale réclament sa dissolution et la tenue de nouvelles élections.