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La troïka UE-BCE-FMI réunissant les créanciers de la Grèce a donné mardi son feu vert au déblocage, prévu "début novembre", d'une nouvelle tranche d'un prêt vital.
Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, prévu le 17 octobre, sera repoussé au 23 octobre. Un signe des difficultés à s'accorder sur les solutions à apporter à la crise de la dette et à la fragilisation des banques.
La Grèce manquera les objectifs de déficit qui lui ont été assignés par ses bailleurs de fonds internationaux pour cette année et la suivante. Son déficit devrait atteindre 8,5% du PIB cette année, alors que l'UE et le FMI avaient demandé que le déficit ne dépasse pas 7,6%.
Le Premier ministre grec Georges Papandréou a répété vendredi à Paris que son pays était "déterminé à faire les changements nécessaires" pour sortir de la crise. De son côté, Nicolas Sarkozy a déclaré que "l'échec de la Grèce serait l'échec de toute l'Europe".
Alors que les représentants des bailleurs de fonds internationaux (parmi lesquels figure la France) ont repris leurs entretiens avec le gouvernement grec, fraîchement accueillis par la population, Nicolas Sarkozy reçoit le Premier ministre Papandréou pour "faire le point" sur la crise grecque.
Les députés de la majorité de la chancelière Angela Merkel ont voté jeudi au Bundestag l'élargissement du fonds de secours de la zone euro. Ce vote est supposé rassurer les dirigeants de la zone euro sur l'application des plans d'aide pour les économies en difficulté.
Les représentants des créanciers de la Grèce, UE et FMI, qui mènent une inspection des comptes publics grecs depuis lundi, ont suspendu leur mission à Athènes.